PARIS Attacks Commemoration
memorial in tribute of the victims of Paris' attacks of November 13, 2015, at the Place de la Republique, in Paris,//04SIPA_1.0618/Credit:Lily Cite/SIPA/2511131017

Attentats du 13 novembre : le programme des commémorations

De nombreux événements sont organisés pour permettre aux victimes et aux Français de se recueillir, à Paris et à St Denis. Le président, accompagné de la maire de Paris et des présidents d’associations comme Life for Paris ou 13Onze15 Fraternité seront présents pour y assister.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

10 ans après les attentats du 13 novembre, la ville de Paris en collaboration avec les associations des victimes et l’Etat, organisent les commémorations dédiées à la mémoire des victimes et à la résilience du peuple français, à Paris et à Saint-Denis. Les commémorations de cet anniversaire tragique débutent place de la République, à 11 heures, afin d’y déposer une fleur, une bougie ou un message, comme c’est possible depuis le 8 novembre. Devant chaque site touché sera tenue une minute de silence devant les plaques commémoratives, inaugurées en 2016. Le président sera présent à 11 h 30 au Stade de France, à 12 h 30 devant le Carillon et le Petit Cambodge, puis à 13 heures devant la Bonne Bière. Un hommage sera rendu aux victimes de l’attentat du Bataclan, boulevard Voltaire à Paris, à 14 h 30. L’inauguration du jardin mémoriel, place st Gervais, conclut les commémorations, à 18 heures. Fermée au public, la cérémonie sera « dédiée aux 132 morts, aux survivants, aux familles et à tous ceux qui se sont tenus à leurs côtés », prévient la mairie. Cette place neutre est consacrée au recueillement « pour les victimes, leurs familles, mais aussi les anonymes très nombreux qui veulent témoigner de leur solidarité », explique Arthur Dénouveaux, président de l’association Life for Paris.

Une dimension culturelle sera apportée à cette journée avec la cérémonie de l’Hôtel de ville placée sous la direction artistique de Thierry Reboul. « La musique rock sera au cœur de ce que j’ai voulu construire. L’idée est de rendre hommage à la passion pour laquelle certains sont morts (notamment les fans du groupe Eagles off Dite Metal qui jouait ce soir-là au Bataclan). Il fallait que ça leur ressemble », a-t-il indiqué au journal Le Monde. Le requiem a été conçu en lien avec les associations de victimes, pour « essayer d’être au plus près de ce qu’elles ressentent », a raconté à l’Agence France Presse, le compositeur Victor Le Masne. Durant cette période de mémoire, d’autres témoignages et souvenirs seront exposés comme « Je suis Paris », une exposition des hommages aux Archives de Paris, jusqu’au 17 janvier 2026 ou encore un parcours mémoriel qui retrace des hommages anonymes et des œuvres d’art urbain au Musée Carnavalet, jusqu’au 7 décembre 2025. Une trace culturelle permanente sera laissée sur les murs de Paris, grâce à la fresque peinte par l’artiste Léa Belooussovitch, au 19, rue Léon-Frot. « Je suis partie d’une image de survivance, d’espoir, de lumière de vie finalement, à savoir une image de deux survivants en train de s’enlacer », explique-t-elle, lors de l’inauguration de lieu de mémoire, hier.

Oscar Lefèvre

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Attentats du 13 novembre : le programme des commémorations
3min

Société

« Pour certains c’est trop dur de se dire que s’il y a des femmes violentées, c’est qu’il y a des hommes violents », s’interroge Ghada Hatem

Il y a 10 ans maintenant Ghada Hatem médecin gynécologue fondait la première maison des femmes à Saint-Denis. Un lieu pour soigner les femmes victimes de violences psychologiques ou sexuelles. 10 ans après, le modèle a essaimé partout en France. Mais que pense-t-elle de la hausse des féminicides et du retour de discours masculinistes qui séduisent de plus en plus de jeunes hommes ? Ghada Hatem répond à toutes les questions de Rebecca Fitoussi dans l’émission « Un monde, un regard ».

Le

Childhood, early education and child protection themes
6min

Société

« Enfants maltraités, fratries éparpillées » : un rapport du Sénat alerte sur les « graves difficultés » de la protection de l’enfance

Alors que les dépenses de la protection de l’enfance sont en hausse de 70 % entre 1998 et 2023, le secteur est en difficulté, avec une « crise de vocations » et une prise en charge qui n’est pas à la hauteur pour les enfants. Un rapport du Sénat met sur la table 16 recommandations, appuyées par les bonnes pratiques repérées dans les territoires, pour tenter d’améliorer la situation.

Le