Plusieurs rassemblements contre la hausse des actes antisémites se tiendront ce mardi dans toute la France. Le principal aura lieu place de la République à Paris à partir de 19 heures. Retour en archives sur les grands rassemblements de ces 40 dernières années.
Lutte contre l’antisémitisme : retour en images sur les grandes manifestations en France
Plusieurs rassemblements contre la hausse des actes antisémites se tiendront ce mardi dans toute la France. Le principal aura lieu place de la République à Paris à partir de 19 heures. Retour en archives sur les grands rassemblements de ces 40 dernières années.
Par Public Sénat avec l'AFP
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L’agression verbale qui a visé l'académicien, Alain Finkielkraut, en marge du mouvement des « gilets jaunes », samedi, a donc parachevé une triste série d’actes antisémites de ces dernières semaines (exemple des croix gammées sur les portraits de Simone Weil). Une grande manifestation contre la hausse des actes antisémites est prévue ce mardi place de la République à partir de 19H, rassemblant ministres, élus et citoyens.
L’année dernière presque jour pour jour, une « marche blanche » se tenait à Paris en mémoire de Mireille Knoll, une octogénaire juive tuée dans son appartement dans le 11ème arrondissement. 30 000 personnes participent au rassemblement selon les organisateurs mais la marche est ternie par des incidents autour de la venue de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, dont la présence n’est pas souhaitée par le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France).
Mars 2012 : rassemblement pour les victimes de Merah
Le 25 mars 2012, plus de 20 000 personnes participent à une marche silencieuse de Bastille à Nation, « contre le racisme, l’antisémitisme et le terrorisme » afin de rendre hommage aux sept victimes du « tueur au scooter », Mohamed Merah. Quelques jours plus tôt, à Montauban et Toulouse, trois militaires, puis un enseignant et trois enfants juifs avaient été tués par le terroriste.
Dans la ville rose, 6 000 personnes sont rassemblées place du Capitole. Sur les banderoles, on pouvait lire de nombreux messages de solidarité en français, en hébreu et en arabe.
Le 26 février 2006, à l’appel du Crif et de SOS-Racisme, des milliers de personnes manifestent à Paris contre le racisme et l’antisémitisme, après le meurtre du jeune juif, Ilan Halimi, torturé à mort par « le gang des barbares ». De nombreux responsables politiques de tout bord participent au cortège.
Mai 1990 : profanation du cimetière de Carpentras
Le 14 mai, sous le choc de la profanation du cimetière juif de Carpentras par des skinheads, 200 000 personnes selon (les organisateurs) participent à une marche de protestation à Paris et dans de nombreuses autres villes. Pour la première fois de puis la Libération, un chef de l’État, François Mitterrand, est présent à une manifestation de rue.
Octobre 1980 : l’attentat de la rue Copernic
Le 3 octobre 1980, un attentat à la bombe dirigé contre la synagogue de l’Union libérale israélite de France, rue Copernic à Paris, fait 4 morts. C’est le premier attentat visant des juifs en France depuis la seconde guerre mondiale.
Le 7 octobre une grande marche contre « le racisme et le fascisme ». 200 000 manifestants parmi lesquels des responsables politiques défilent en silence pendant 4 heures de la place de la Nation à République.
Soixante-cinq personnes ont été placées en garde à vue après des incidents violents jeudi soir à Paris, impliquant des supporters de l'OGC Nice, qui ont fait six blessés, dont un grièvement.
Invitée de la matinale de Public Sénat, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol s’est exprimée sur les accusations visant Patrick Bruel. L’ancienne ministre appelle à « croire les femmes » tout en respectant la présomption d’innocence.
Face à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, le sénateur socialiste défend une autre voie : intégrer la maîtrise numérique au brevet des collèges et brider certains algorithmes pour mieux protéger les mineurs, sans les exclure. Ces mesures sont au cœur d’une nouvelle proposition de loi.
Il y a 10 ans maintenant Ghada Hatem médecin gynécologue fondait la première maison des femmes à Saint-Denis. Un lieu pour soigner les femmes victimes de violences psychologiques ou sexuelles. 10 ans après, le modèle a essaimé partout en France. Mais que pense-t-elle de la hausse des féminicides et du retour de discours masculinistes qui séduisent de plus en plus de jeunes hommes ? Ghada Hatem répond à toutes les questions de Rebecca Fitoussi dans l’émission « Un monde, un regard ».