« Mon handicap n’a jamais été un frein » affirme la championne paralympique Marie Bochet
Invitée de l’émission « On va plus loin », la skieuse Marie Bochet, quadruple médaillée aux jeux paralympiques de Pyeongchang, vient nous parler de ses exploits sportifs mais également de son rôle d’ambassadrice du Handisport.

« Mon handicap n’a jamais été un frein » affirme la championne paralympique Marie Bochet

Invitée de l’émission « On va plus loin », la skieuse Marie Bochet, quadruple médaillée aux jeux paralympiques de Pyeongchang, vient nous parler de ses exploits sportifs mais également de son rôle d’ambassadrice du Handisport.
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Elles sont là, sur le plateau. Les quatre médailles d’or bien rangées les unes à côté des autres, devant la skieuse Marie Bochat, rayonnante. Cette athlète a réussi l’exploit de réitérer son palmarès de Sotchi en 2014, aux Jeux paralympiques de Pyeongchang.

Née dans les Alpes à Chambéry, de parents éleveurs de génisses, producteurs de Beaufort, Marie Bochet a débuté le ski à 5 ans : « Le Beaufortain, c’est mon repère, ma petite source, mon énergie (…) C’est ma force, c’est aussi mes valeurs. C’est une petite vallée [où] tout le monde se connaît. J’ai grandi très simplement. J’ai eu une enfance très heureuse au milieu des alpages. C’est un peu Heidi » dit-elle en souriant.

Quand on lui demande ce qui a fait la différence, qui lui a permis d’être la championne qu’elle est devenue, la skieuse répond : « J’ai une exigence (…) parfois lourde pour mes proches, qui me pousse (….) à progresser, à travailler (…) [à] toujours rechercher le petit truc à améliorer. »

Née avec une atrophie du bras gauche, Marie Bochet n’a pas souffert de son handicap, « qui n’a jamais été un frein » : « J’ai eu un entourage qui m’a toujours considérée comme une personne valide, qui n’a jamais considéré mon handicap comme une faiblesse, comme une douleur et qui m’a aidée à m’intégrer dans la société, facilement. Il n’y a jamais eu de différences de faites entre moi, mes frères et sœurs ou des personnes qui m’entouraient. »

Un entourage qui ne l’a jamais surprotégée. « Qui m’a laissée me prendre des murs » ajoute-t-elle même.

Marie Bochet se voit, avec les autres athlètes qui l’entourent, comme des « ambassadeurs du Handisport » :

« C’est la médiatisation qui nous permet de le faire. Depuis les jeux de Londres, il y a vraiment une belle évolution (…), les évènements paralympiques sont à la hauteur des Jeux olympiques. Il y a les mêmes moyens. Les médias commencent vraiment à être présents, il y a des journalistes qui nous ont suivis sur place, il y a France Télévisions qui fait de gros efforts de diffusion en direct. Donc (…) aujourd’hui, si on veut suivre les sportifs handisports, on peut y arriver (…) Après, nous, ça nous permet de témoigner.»   

Ambassadeurs du Handisport,  « un joli rôle » donc, pour la skieuse : «  On témoigne de messages très positifs autour du handicap ».

Et, en retour, elle en reçoit aussi : Les plus beaux témoignages que je reçois, [ce sont] des personnes en situation de handicap qui nous remercient, qui sont heureuses de voir que l’on est capable de faire ça et qu’on aide, peut-être, à s’orienter vers le sport, à se surpasser.

 

Vous pouvez voir et revoir l’interview de Marie Bochet, en intégralité :

OVPL : interview en intégralité de la championne de ski Marie Bochet
09:30

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