« Mon handicap n’a jamais été un frein » affirme la championne paralympique Marie Bochet
Invitée de l’émission « On va plus loin », la skieuse Marie Bochet, quadruple médaillée aux jeux paralympiques de Pyeongchang, vient nous parler de ses exploits sportifs mais également de son rôle d’ambassadrice du Handisport.

« Mon handicap n’a jamais été un frein » affirme la championne paralympique Marie Bochet

Invitée de l’émission « On va plus loin », la skieuse Marie Bochet, quadruple médaillée aux jeux paralympiques de Pyeongchang, vient nous parler de ses exploits sportifs mais également de son rôle d’ambassadrice du Handisport.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Elles sont là, sur le plateau. Les quatre médailles d’or bien rangées les unes à côté des autres, devant la skieuse Marie Bochat, rayonnante. Cette athlète a réussi l’exploit de réitérer son palmarès de Sotchi en 2014, aux Jeux paralympiques de Pyeongchang.

Née dans les Alpes à Chambéry, de parents éleveurs de génisses, producteurs de Beaufort, Marie Bochet a débuté le ski à 5 ans : « Le Beaufortain, c’est mon repère, ma petite source, mon énergie (…) C’est ma force, c’est aussi mes valeurs. C’est une petite vallée [où] tout le monde se connaît. J’ai grandi très simplement. J’ai eu une enfance très heureuse au milieu des alpages. C’est un peu Heidi » dit-elle en souriant.

Quand on lui demande ce qui a fait la différence, qui lui a permis d’être la championne qu’elle est devenue, la skieuse répond : « J’ai une exigence (…) parfois lourde pour mes proches, qui me pousse (….) à progresser, à travailler (…) [à] toujours rechercher le petit truc à améliorer. »

Née avec une atrophie du bras gauche, Marie Bochet n’a pas souffert de son handicap, « qui n’a jamais été un frein » : « J’ai eu un entourage qui m’a toujours considérée comme une personne valide, qui n’a jamais considéré mon handicap comme une faiblesse, comme une douleur et qui m’a aidée à m’intégrer dans la société, facilement. Il n’y a jamais eu de différences de faites entre moi, mes frères et sœurs ou des personnes qui m’entouraient. »

Un entourage qui ne l’a jamais surprotégée. « Qui m’a laissée me prendre des murs » ajoute-t-elle même.

Marie Bochet se voit, avec les autres athlètes qui l’entourent, comme des « ambassadeurs du Handisport » :

« C’est la médiatisation qui nous permet de le faire. Depuis les jeux de Londres, il y a vraiment une belle évolution (…), les évènements paralympiques sont à la hauteur des Jeux olympiques. Il y a les mêmes moyens. Les médias commencent vraiment à être présents, il y a des journalistes qui nous ont suivis sur place, il y a France Télévisions qui fait de gros efforts de diffusion en direct. Donc (…) aujourd’hui, si on veut suivre les sportifs handisports, on peut y arriver (…) Après, nous, ça nous permet de témoigner.»   

Ambassadeurs du Handisport,  « un joli rôle » donc, pour la skieuse : «  On témoigne de messages très positifs autour du handicap ».

Et, en retour, elle en reçoit aussi : Les plus beaux témoignages que je reçois, [ce sont] des personnes en situation de handicap qui nous remercient, qui sont heureuses de voir que l’on est capable de faire ça et qu’on aide, peut-être, à s’orienter vers le sport, à se surpasser.

 

Vous pouvez voir et revoir l’interview de Marie Bochet, en intégralité :

OVPL : interview en intégralité de la championne de ski Marie Bochet
09:30

Partager cet article

Dans la même thématique

« Mon handicap n’a jamais été un frein » affirme la championne paralympique Marie Bochet
4min

Société

Droit à l’aide à mourir : « La véritable fraternité passe par l'accompagnement plutôt que par un geste létal », soutient l’évêque de Nanterre

Mercredi, au terme de débats tumultueux, les sénateurs ont rejeté le principal article de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Après le vote solennel le 28 janvier, le texte retournera à l’Assemblée nationale, plus favorable à un tel dispositif. L’Eglise catholique, elle, fait part de longue date de son opposition à cette évolution. « Nous ne pensons pas que le geste létal soit légitime », explique ce jeudi sur Public Sénat Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre.

Le

« Mon handicap n’a jamais été un frein » affirme la championne paralympique Marie Bochet
3min

Société

Accord Mercosur : « Appliquer provisoirement cet accord heurterait la décision du Parlement européen » alerte Annie Genevard, ministre de l’Agriculture

Après le vote du Parlement européen en faveur de la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne sur l’accord Mercosur, le sujet s’est invité au Sénat lors des questions au gouvernement. En réaction, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a appelé au respect du vote européen et à la construction d’accords commerciaux plus protecteurs des filières agricoles.

Le

« Mon handicap n’a jamais été un frein » affirme la championne paralympique Marie Bochet
4min

Société

Assassinat d’Alain Orsoni : Un mode opératoire « comparable » à celui de la mafia, estime la procureure

Invitée de notre matinale, la procureure de la République anticriminalité organisée Vanessa Perrée est revenue sur la mise en place de cette nouvelle juridiction. Le parquet national anticriminalité (Pnaco) a été créé par la loi narcotrafic pour réunir des magistrats et des enquêteurs capables de lutter contre la criminalité organisée. Il s’est par exemple saisi de l’affaire de l’assassinat d’Alain Orsoni.

Le