Nouvelle-Calédonie : « Jamais la République ne doit trembler devant les kalachnikovs », déclare Gérald Darmanin

Le ministre de l’Intérieur a fait part de son « émotion en tant que ministre de l’Intérieur » après le décès d’une quatrième personne dans les violences en Nouvelle-Calédonie, un gendarme de 24 ans.
Guillaume Jacquot

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En réponse à l’interpellation du sénateur calédonien Georges Naturel ce 15 mai dans l’après-midi, le ministre de l’Intérieur a annoncé du décès du gendarme grièvement blessé en Nouvelle-Calédonie, dans le contexte du vote de la réforme constitutionnelle pour l’élargissement du corps électoral. Ce gendarme d’une vingtaine d’années, de l’escadron de Melun, est la quatrième personne à perdre la vie depuis le début des émeutes dans l’archipel. Selon le ministre, « aucun mort » n’est à déplorer « du fait du travail des policiers et des gendarmes ».

« La façon dont il est mort, c’est après une nuit de protection, dans un endroit particulièrement dangereux où les tirs ont été à balles réelles », a dénoncé Gérald Darmanin, qui a fait part de son « émotion en tant que ministre de l’Intérieur ». « Des vieux, comme on dit chez vous en Nouvelle Calédonie, sont venus parler aux gendarmes, il a alors retiré son casque et alors il s’est fait tirer dessus en plein front », a relayé le ministre.

Gérald Darmanin a ensuite dénoncé les actions du CCAT, la Cellule de coordination des actions de terrain, « un groupe mafieux qui veut manifestement instaurer la violence ». « La République ne tremblera pas. Oui au dialogue comme l’a dit le Premier ministre, autant qu’il le faudra, où il le faudra, avec qui il le faudra, mais jamais la République ne doit trembler devant les kalachnikovs », a-t-il conclu.

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