« On n’a pas le droit, quand on est dans les Outre-mer français, de mettre un bulletin RN dans l’urne », Georges Patient, sénateur LREM de Guyane
Lors de la cérémonie de commémoration de la journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et leur abolition, Georges Patient (LREM), s’est exprimé sur le vote RN dans les Outre-Mer à l’élection présidentielle. D’après le sénateur de Guyane, cette mémoire est d’autant plus importante à entretenir.

« On n’a pas le droit, quand on est dans les Outre-mer français, de mettre un bulletin RN dans l’urne », Georges Patient, sénateur LREM de Guyane

Lors de la cérémonie de commémoration de la journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et leur abolition, Georges Patient (LREM), s’est exprimé sur le vote RN dans les Outre-Mer à l’élection présidentielle. D’après le sénateur de Guyane, cette mémoire est d’autant plus importante à entretenir.
Louis Mollier-Sabet

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Alors qu’Emmanuel Macron l’avait largement emporté dans les Outre-mer en 2017, avec plus de 77 % des suffrages en Martinique, 75 % en Guadeloupe, 64 % en Guyane et 60 % à la Réunion, la tendance s’est complètement inversée 5 ans plus tard. Le 24 avril dernier, Marine Le Pen est en effet arrivée en tête du 2nd tour en Guadeloupe, avec 69,4 % des voix, en Martinique (60,9 %), en Guyane (60,8 %) et à la Réunion (59,6 %). Des résultats que Georges Patient, le sénateur RDPI-LREM de la Guyane, a vécus « comme une espèce de grand mal. »

Ce n’est d’après lui « pas un vote sanction, mais presque d’adhésion », qui justifie « encore plus » l’importance de la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage de cette année, qui se tient dans les jardins du Luxembourg, devant le Sénat, depuis 2006. La date de commémoration fait d’ailleurs référence à l’adoption par le Sénat du texte définitif de la loi Taubira du 21 mai 2001, qui reconnaît la traite de l’esclavage comme crime contre l’humanité.

Dans ce contexte, Georges Patient fait de cette commémoration un épisode crucial pour passer « un message très fort », surtout par rapport « aux enseignements que l’on doit tirer des dernières élections présidentielles. » Le sénateur de Guyane l’affirme : « On n’a pas le droit, quand on est dans les Outre-mer français, de mettre un bulletin pour le Rassemblement national [dans l’urne]. »

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