Société
Il y aura bien un débat. Alors que les députés ont entamé la seconde lecture des propositions de loi sur la fin de vie, les sénateurs n’auront pas recours à une question préalable, lors du retour du texte, la semaine du 30 mars.
Le
Par Public Sénat
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Au Vatican, le sommet sur la protection des mineurs s’est achevé dimanche, sur un discours du pape François, qui a laissé sur leur faim, un grand nombre de défenseurs des victimes. « Je comprends cette déception » déclare Daniel Duigou, curé de la paroisse Saint-Merri à Paris, sur le plateau d’« On va plus loin ». « Mais je vais être à contre-emploi, alors que j’ai l’habitude de critiquer l’Institution » poursuit-il. Car le prêtre estime qu’il faut « faire confiance » à l’Église : « Cela ne change pas du jour au lendemain. »
Cependant, il est catégorique : « Pas un évêque maintenant, ne pourra dire : « je ne le savais pas ». Et par conséquent, il n’y a pas de retour en arrière possible. L’Église, si elle veut survivre, ne peut qu’avancer. »
Interrogé sur le fait que le pape François a déçu en déclarant que la pédophilie était l’œuvre de Satan, Daniel Duigou répond : « L’Église est en décalage avec la société et [elle] utilise encore un vocabulaire qui n’est plus compris dans notre culture (…) [Le pape] s’est situé au niveau spiritualité, [face] à des hommes qui ont l’habitude de ce langage (…) Mais en même temps, c’est bien lui qui a convoqué le sommet, c’est bien lui qui a obligé un certain nombre de cardinaux de partir de l’Église. C’est lui qui actuellement, affronte les résistances au niveau de cette machine (…) pour faire évoluer les choses. »
Le curé de la paroisse Saint-Merri à Paris, insiste sur le fait que ce sommet marque un début : « Il va y avoir, demain ou après-demain, des règles qui vont être édictées, écrites, envoyées aux évêques, pour être appliquées à 100%. » Toutefois, il « reste vigilant » : « « Il faut absolument que l’Église prouve dans ses actes qu’elle croit en ce qu’elle dit (…) L’Église est sous surveillance : soit elle fait ce qu’elle a dit (…) soit c’est la fin. »
Vous pouvez voir et revoir cet entretien avec Daniel Duigou, en intégralité :