Société
Il y aura bien un débat. Alors que les députés ont entamé la seconde lecture des propositions de loi sur la fin de vie, les sénateurs n’auront pas recours à une question préalable, lors du retour du texte, la semaine du 30 mars.
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Par Public Sénat
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« Moi, j’étais de ceux qui ont manifesté pour le mariage (pour tous). Ça a fracturé la société. Ça a libéré la parole homophobe. Je ne suis pas certaine qu’on ait envie de revivre ça ». Aurore Bergé a été prudente sur la question, oh combien sensible, de l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.
En effet, dimanche, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a estimé que l’ouverture de la PMA à toutes les femmes n’était pas une « priorité ». « Pour le moment, je n'ai pas vu ce projet porté dans le calendrier », a-t-il dit, ce week-end, estimant que la PMA « peut poser des problèmes » et nécessitait donc d’y « mettre des garde-fous ».
Au même moment, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a, quant à elle, réaffirmé que cette réforme serait proposée à la fin de l’année 2018, dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, et qui donnera lieu à des états généraux. La ministre avait déjà précisé ce calendrier la semaine dernière (voir notre article).
Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, a rappelé que son mouvement « était favorable » à l’ouverture de la PMA, à la condition que cela se passe « dans le cadre d’un débat serein ». La députée a qualifié l’ouverture de la PMA à toutes les femmes« d’objectif d’égalité ». « Quel est le meilleur moyen d’y parvenir ? Est-ce que c’est en fracturant, en imposant, ou est ce que c’est en concertant ? (…) « Il faut concerter, il ne faut pas fracturer. Sinon, on aura une loi qui sera probablement adoptée mais qui laissera des traces profondes, malheureusement, comme ça a été le cas pour le mariage pour tous » a-t-elle craint.