PMA : « Il faut concerter, il ne faut pas fracturer » insiste Aurore Bergé
Invitée de l’émission Territoires d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radio, la députée LREM Aurore Bergé, a rappelé que son mouvement était favorable à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, à la condition que cela se passe « dans le cadre d’un débat serein ».

PMA : « Il faut concerter, il ne faut pas fracturer » insiste Aurore Bergé

Invitée de l’émission Territoires d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radio, la députée LREM Aurore Bergé, a rappelé que son mouvement était favorable à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, à la condition que cela se passe « dans le cadre d’un débat serein ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Moi, j’étais de ceux qui ont manifesté pour le mariage (pour tous). Ça a fracturé la société. Ça a libéré la parole homophobe. Je ne suis pas certaine qu’on ait envie de revivre ça ». Aurore Bergé a été prudente sur la question, oh combien sensible, de l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

En effet, dimanche, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a estimé que l’ouverture de la PMA à toutes les femmes n’était pas une « priorité ». « Pour le moment, je n'ai pas vu ce projet porté dans le calendrier », a-t-il dit, ce week-end, estimant que la PMA « peut poser des problèmes » et nécessitait donc  d’y « mettre des garde-fous ».

Au même moment, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a, quant à elle, réaffirmé que cette réforme serait proposée à la fin de l’année 2018, dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, et qui donnera lieu à des états généraux. La ministre avait déjà précisé ce calendrier la semaine dernière (voir notre article).

Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, a rappelé que son mouvement « était favorable » à l’ouverture de la PMA, à la condition que cela se passe « dans le cadre d’un débat serein ».  La députée a qualifié l’ouverture de la PMA à toutes les femmes« d’objectif d’égalité ». « Quel est le meilleur moyen d’y parvenir ? Est-ce que c’est en fracturant, en imposant, ou est ce que c’est en concertant ? (…) « Il faut concerter, il ne faut pas fracturer. Sinon, on aura une loi qui sera probablement adoptée mais qui laissera des traces profondes, malheureusement, comme ça a été le cas pour le mariage pour tous » a-t-elle craint.

Partager cet article

Dans la même thématique

PMA : « Il faut concerter, il ne faut pas fracturer » insiste Aurore Bergé
5min

Société

Surpopulation carcérale : « Il ne faut pas faire baisser le nombre de personnes qui rentrent en prison mais le temps qu’elles y passent », défend Darmanin

Auditionné par le Sénat le12 novembre dernier, le garde des Sceaux a été invité à détailler sa stratégie de lutte contre la surpopulation carcérale. Outre l’ouverture de 3 000 nouvelles places grâce aux prisons « modulaires », Gérald Darmanin entend aussi s’appuyer sur une limitation des mécanismes d’allégement des peines. L’objectif : assurer l’effectivité du passage en prison, ce qui devrait pousser les magistrats à réduire la durée des peines prononcées.

Le

PMA : « Il faut concerter, il ne faut pas fracturer » insiste Aurore Bergé
6min

Société

Réinsertion : la prison remplit-elle encore sa mission ?

En France, environ 90 000 détenus sortent chaque année de prison. Leur réinsertion devient alors un enjeu majeur pour notre société. Mais à l'heure où près de deux détenus sur 3 récidivent 5 ans après leur libération, la sénatrice centriste Dominique Vérien, co-autrice d'un rapport sur l'exécution des peines, souhaite redonner du sens aux sanctions pénales. Développement des aménagements de peine et des alternatives à l’incarcération, les pistes sont nombreuses… Dans le cadre d’un documentaire, Public Sénat fait le portrait de détenus et d’ex-détenus qui tentent de se reconstruire une vie après la prison.

Le

PMA : « Il faut concerter, il ne faut pas fracturer » insiste Aurore Bergé
6min

Société

Masculinisme : « Un projet politique organisé qui bénéficie de la complicité des plateformes et mène une guerre d’influence »

Les discours de haine à l’encontre des femmes se multiplient, tout comme les atteintes à leurs droits. Face à ces mouvements extrêmes, alimentés par des contenus masculinistes relayés en masse sur les réseaux sociaux, la délégation aux droits des femmes du Sénat tente de décrypter les moyens de réponse disponibles, pour endiguer ce phénomène.

Le