« Pour faire la paix, il faut être deux » rappelle Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, depuis Kiev
À l’occasion du sommet Europe-Ukraine organisé à Kiev le 3 février dernier, la journaliste Caroline de Camaret de France24 a suivi dans son déplacement Josep Borrell, vice-président de la commission européenne et haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Alors que la guerre s’éternise, la diplomatie continue son travail, « mais pour faire la paix, il faut être au moins deux » rappelle-t-il.

« Pour faire la paix, il faut être deux » rappelle Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, depuis Kiev

À l’occasion du sommet Europe-Ukraine organisé à Kiev le 3 février dernier, la journaliste Caroline de Camaret de France24 a suivi dans son déplacement Josep Borrell, vice-président de la commission européenne et haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Alors que la guerre s’éternise, la diplomatie continue son travail, « mais pour faire la paix, il faut être au moins deux » rappelle-t-il.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Voilà presqu’un an qu’il avait fait le déplacement dans le pays en guerre. Lors de son dernier voyage en Ukraine, en avril 2022, Josep Borrel avait observé une capitale devenue le théâtre d’affrontements entre Russes et Ukrainiens : j’avais « pu voir les tanks russes détruits dans la banlieue de Kiev, beaucoup de cadavres dans des sacs plastiques noirs, c’était le moment critique » se remémore-t-il dans l’avion en chemin vers l’Ukraine. Aujourd’hui, la situation a changé : « Avant c’était une bataille entre les armées, maintenant la Russie ne peut pas reconquérir le terrain, alors elle fait une guerre de position, statique avec beaucoup de tirs de drones, d’artillerie, de façon à détruire le pays, à détruire les infrastructures civiles, surtout l’électricité et miner la résistance de la population », explique le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères.

Diplomatie à Kiev

Comme lui, le président du conseil Charles Michel et la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen avaient fait le déplacement pour ce sommet dans un pays en guerre. Un sommet en forme de soutien, lors duquel le président Volodymyr Zelensky, a rappelé la nécessité d’une aide militaire, et l’urgence de la reconstruction d’un pays désormais candidat l’Union européenne. Pour Josep Borrell l’adhésion de Kiev ne fait désormais plus de doutes « définitivement l’Ukraine sera un pays membre de l’Union européenne ».

En terrain miné

Un voyage en Ukraine qui a aussi été l’occasion pour Josep Borrell de rendre visite aux équipes de déminages. Il faut savoir que 30 % du territoire ukrainien est désormais piégé par des explosifs de différentes sortes. L’aide accordée à l’Ukraine par l’Union européenne ne se limite d’ailleurs pas à la livraison d’armements, l’Union finance aussi du matériel de déminage. « Nous ferons tout pour vous apporter notre soutien moral et matériel » a insisté le vice-président de la commission européenne. Mais la décontamination totale de ces sites ne pourra avoir lieu qu’à la fin du conflit, qui pour le moment s’éternise. « Toutes les guerres se finissent d’une façon ou d’une autre à travers une action diplomatique et nous la menons. Mais pour faire la paix, il faut être au moins deux » rappelle Josep Borrell.

Retrouvez l’émission Ici l’Europe en replay

Partager cet article

Dans la même thématique

French High School Students Take Part in “Act 4” Protest in Paris
4min

Société

Mouvements lycéens : Le point sur les mobilisations et blocages

La mobilisation des lycéens se poursuit de jeudi pour l’acte IV, rejoint par les étudiants. Les syndicats appellent à de nouveaux rassemblements dans plusieurs villes. Les trois syndicats lycéens doivent être reçus dans l'après-midi par les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, réclamant des mesures concrètes.

Le

POPE LEO XIV LEADS A ROSARY AND TORCHLIGHT PROCESSION IN LOURDES
8min

Société

Rencontre du pape avec des victimes d’abus sexuels : si l’Église reconnaît « sa responsabilité systémique », « l’omerta » continue de régner, d’après Arnaud Gallais

Alors que le pape Léon XIV a rencontré hier soir à Lourdes sept victimes d’abus sexuels par des membres de l’Église catholique française, les réactions semblent mitigées. Certaines associations de victimes ou membres de l’Église dénoncent un manque de transparence via la sélection de victimes et une reconnaissance qui n’est pas à la hauteur des faits.

Le