Remboursement de la dette covid : les économistes divisés sur la stratégie à adopter par la France

Remboursement de la dette covid : les économistes divisés sur la stratégie à adopter par la France

C’est un calcul purement théorique mais néanmoins révélateur de l’impact sans précédent de la crise du covid-19 sur l’économie française. Selon une étude d’Euler Hermes, la France pourrait mettre… 67 ans à effacer la dette covid-19, contre 26 pour l’Italie et sept pour l’Allemagne. Mais est-ce si inquiétant et pourquoi de telles différences d’un pays à l’autre ? Nous avons posé la question à deux économistes, Agnès Verdier-Molinié et Mathieu Plane qui ne sont pas du tout du même avis. Décryptage.
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On n’a pas fini d’entendre parler de la dette publique des pays européens, à commencer par celle de la France. D’après une récente étude menée par l’assureur-crédit Euler Hermes, « un retour aux niveaux de la dette publique rapportée au PIB d’avant la crise d’ici 2035 n’est clairement pas envisageable », pour l’hexagone mais aussi pour ses voisins ibériques et transalpins, Pire, toujours selon cette même étude, il faudrait 89 ans pour que l’Espagne retrouve un niveau de dette publique équivalent à celui d’avant la crise, 67 ans pour la France, 26 ans pour l’Italie, qui a été capable de dégager un excédent primaire, et « seulement » sept ans pour l’Allemagne.

Les disparités économiques entre les États membres de l’Union européenne n’ont sans doute jamais été aussi conséquentes. Alors que la dette publique de la zone euro a connu une flambée de 17 points de PIB, soit deux mille milliards d’euros, en deux ans seulement, en France, la hausse de l’endettement est d’environ 20 points de PIB, alors qu’en Italie et en Espagne, elle a grimpé de 25 points de PIB. L’Allemagne, elle, n’a augmenté son endettement que de 15 points de PIB. Concernant les taux d’endettement, sept pays de l’Union atteignent ou dépassent 120 % du PIB, alors que huit autres pays affichent une dette publique moitié moins importante.

Une hétérogénéité inédite face à la crise économique provoquée par l’épidémie que les spécialistes de la question n’expliquent pas du tout de la même façon.

« Un quoiqu’il en coûte français permanent »

« Enormément de pays comme l’Allemagne s’en sortent mieux que la France. On est passé de 60 % de dette publique par rapport au PIB au début des années 2000 à presque plus de 100 % juste avant la crise. C’est donc assez logique qu’on soit aujourd’hui à la traîne », analyse Agnès Verdier-Molinié.

Pour la directrice de la fondation Ifrap, « La France n’a pas mené les réformes nécessaires comme celle des retraites pour faire baisser la dette au moment où dans le même temps les pays du nord de l’Europe, dits « les frugaux » ont fait le job de diminuer considérablement leurs dépenses publiques et d’engager une décentralisation efficace ».

« Selon l’OCDE, on dépense 84 milliards d’euros en dépense publique de plus que les autres. C’est 84 milliards d’euros de trop ! Il y a quelques années, on était « seulement » à 60 milliards », lance-t-elle en dénonçant « un quoiqu’il en coûte français permanent ».

« Il faut d’abord laisser la croissance revenir »

Un avis que ne partage pas du tout l’économiste Mathieu Plane. « Les conclusions de cette étude sont purement théoriques, car elles reposent sur des hypothèses post-crise dont on ne connaît rien, notamment sur la trajectoire de croissance. Concernant l’Allemagne, cette différence avec la France et les autres nations de l’UE est assez logique. L’Allemagne avait en effet un niveau de déficit plus bas que nous, et malgré le choc, ils ont abordé la crise avec un excédent budgétaire. En fait, ce n’est pas comparable, l’Allemagne fait depuis longtemps figure d’exception en Europe et même dans le monde ».

Pour l’économiste de l’OFCE, « il ne faut surtout pas remettre la charrue avant les bœufs et refaire les mêmes erreurs qu’au sortir de la crise des subprimes ».

Mathieu Plane préconise en effet de laisser la croissance revenir avant d’imaginer un ajustement budgétaire pour revenir au niveau de dette publique d’avant covid. « Après la crise des subprimes, on a une double récession et la mise en place d’une politique d’austérité avec une augmentation des impôts et une réduction des aides publiques. Il ne faut vraiment pas qu’on reproduise les mêmes erreurs. Privilégier l’ajustement budgétaire a montré son inefficacité. Il faut privilégier les plans de relance et quand l’économie sera plus robuste, on pourra parler d’ajustement budgétaire ».

« On a beaucoup trop fermé l’économie par rapport à nos voisins »

Une analyse à des années-lumière de ce qu’imagine Agnès Verdier-Molinié pour accompagner la France dans cette sortie de crise.

« Être en déficit quand on est dans une énorme crise comme celle-ci, c’est tout à fait normal. Mais la question, c’est jusqu’où va-t-on ? Lors du premier confinement de l’année dernière, on a beaucoup trop fermé l’économie. Pour ne pas mettre le pays complètement à l’arrêt, on aurait pu aussi mettre en place un confinement beaucoup moins strict dans des régions comme la Bretagne ou la Nouvelle Aquitaine beaucoup moins touchées par le virus que le reste de la France… Les Allemands, eux, ont continué à faire tourner leurs usines et leurs services publics pendant ce temps. La Poste a continué à tourner en Allemagne, et en Suède, ce sont même les bureaux de tabac qui peuvent faire office de poste aujourd’hui ».

Agnès Verdier-Molinié va même plus loin. « Il faut qu’on sorte de cette ornière de dépenses publiques. Faut-il continuer à embaucher des gens à vie dans la fonction publique ? Faut-il mettre en place une allocation unique plafonnée ? Je pense que ce sont des questions qu’on pourrait poser aux Français par référendum. Quand on voit qu’on a plus d’élus en Ile de France que dans la totalité du Royaume-Uni, ce n’est plus possible… », lance-t-elle.

Avant d’ajouter : « Il faut réformer, partir à la retraite beaucoup plus tard comme chez nos voisins européens, décentraliser et numériser la France sans plus attendre. La France s’endette pour fonctionner et non pas pour investir sur l’avenir. Payer des profs, c’est du fonctionnement pas de l’investissement. Il faut arriver à définir qu’est-ce que la bonne et la mauvaise dette. Les collectivités n’ont pas le droit de s’endetter en fonctionnement mais uniquement en investissement. On a qu’à faire cela partout ».

« Les Etats-Unis ont fait beaucoup plus que nous »

Des propositions auxquelles n’adhère pas Mathieu Plane. « Le quoiqu’il en coûte, tous les pays l’ont mis en place. Les Etats-Unis ont même fait plus que nous. Les aides publiques en France représentent 8 points de PIB sur trois ans et aux Etats-Unis, c’est 23 points. On a fait un « quoiqu’il en coûte » ciblé nous, là-bas, ils ont envoyé des chèques et les revenus des ménages n’avaient d’ailleurs jamais autant augmenté depuis 20 ou 30 ans ».

Pour l’économiste de l’OFCE, « comme la dette est très bon marché et que les taux sont actuellement très bas, il n’est pas possible d’appliquer les mêmes règles qu’avant. Pas de gabegie oui, mais réduire tout de suite la dette non. Cela serait assez catastrophique pour l’économie et cela pourrait aggraver la crise surtout pour les populations qui se verraient devoir alors payer plus d’impôts et voir les aides de l’Etat diminuer significativement ».

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Le deal implique l’achat « à vie » par le fonds de 13 % du capital d’une nouvelle société à peine créée, la LFP Media, filiale de la Ligue en charge de commercialiser les droits TV, ainsi que de la gestion du marketing et de la publicité. En échange, CVC Capital partners a versé 1,5 milliard d’euros à une Ligue exsangue à la sortie du covid, à la recherche de liquidités. Parmi ce 1,5 milliard, 1,130 a été réparti entre les clubs, de manière inégale en fonction du prestige de chacun. Le PSG a ainsi touché 200 millions d’euros, quand les clubs de Ligue 2 ont touché 3 millions d’euros. Cette vente est très contestée par certains, comme l’ancien patron de l’Olympique de Marseille (OM) Christophe Bouchet. Il affirme qu’elle est déséquilibrée en faveur de CVC. Une enquête du Parquet national financier (PNF) a d’ailleurs été ouverte à ce sujet, notamment pour « détournement de fonds publics ». Une autre procédure judiciaire vise cet accord : celle du club du Havre, qui s’estime floué dans l’accord, car il n’a touché d’1,5 million d’euros. L’arrivée de CVC au capital de LFP Media est intervenue en pleine crise pour la LFP. En 2020, pendant la pandémie, les matches en France ont été arrêtés un temps, avant de reprendre à huis clos. Puis Mediapro, diffuseur de la Ligue, a fait défaut, engendrant une chute de près de 50 % pour les droits TV du football français. Vincent Labrune, président de la Ligue, avait chiffré la perte pour les clubs à 1,8 milliard d’euros depuis 2019. C’est dire si en 2022 ces derniers étaient aux abois et cherchaient une solution. « Le football français ne vit-il pas au-dessus de ses moyens ? » C’est une tâche ardue que d’enquêter sur cette chronologie, qui implique de multiples acteurs, jusqu’à l’Elysée ont dit certains, mais les sénateurs s’y sont attelés avec minutie. C’est qu’en 2022, la Chambre haute avait adopté un texte de loi autorisant la Ligue à créer sa filiale commerciale, ensuite cédée en partie à CVC, à condition qu’elle conserve 80 % de son capital. Les auditions sénatoriales interviennent également à un moment clé de l’accord : à la saison prochaine, le fonds d’investissement commencera à percevoir ses dividendes, en plus de ceux qui avaient été reportés dans le temps. Ce sont 105 millions d’euros qu’il devrait percevoir au titre de dividendes différés, précise Laurent Lafon en début d’audition. « Le football français ne vit-il pas au-dessus de ses moyens ? », interroge-t-il. Une belle entrée en matière. Il faut dire que les complexités du dossier sont bien maîtrisées par les sénateurs. Cette table ronde est la huitième audition publique de la commission d’enquête, qui a déjà entendu toute une série d’acteurs, de l’ancienne ministre des Sports Roxana Maracineanu à Jaume Rourès, patron de Mediapro. 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Joseph Oughourlian le qualifie « d’erreur », bien qu’il ne fût pas présent au moment de sa conclusion. « Je ne les connais que trop bien », explique-t-il, « je connais très bien leur réputation en Espagne. Donner 80 % de vos droits à un groupe qui n’a pas bonne réputation, qui ne vous donne pas les garanties financières, et qui n’est pas solide financièrement, ce n’était pas une bonne idée ». Accord avec CVC : « Une nouvelle inespérée » Les présidents de club ont tous, à l’unanimité, défendu l’accord passé avec CVC, dans une période de grande détresse. Le patron du RC Lens a défendu un « cercle vertueux » : « Le prix dans notre métier détermine le produit : si on a plus d’argent pour les droits, on investit, on est meilleurs, les gens regardent. C’est ce qu’il s’est passé en Angleterre avec Sky. C’est ça le deal avec CVC ». Les présidents en sont convaincus, malgré les garanties de protection que CVC a incluses au contrat, qui inquiètent les sénateurs, cet accord n’est pas une sortie de crise négociée à la va-vite par des clubs aux abois. Balayées aussi les accusations de pression auprès des présidents de clubs réticents à l’accord à l’époque de son vote. « Personne n’avait un revolver sur la tempe pour signer, tout le monde a pensé à l’intérêt général », a assuré Jean-Pierre Caillot. « Quand CVC vient mettre 1,5 milliard sur la table pour les clients français, c’est une nouvelle inespérée », s’est enthousiasmé Joseph Oughourlian. Ce dernier dénonce le manque d’investissements des sociétés nationales dans le football français. « On ne regarde pas avec bienveillance le foot », a-t-il regretté. Ils ont tous par ailleurs défendu la répartition inégale entre les clubs des fonds apportés par Mediapro. « Nous avons fait le choix de l’élitisme : nous espérons un ruissellement vers l’ensemble des clubs dans le cas où le plan proposé réussirait », a expliqué Jean-Michel Aulas. L’incertitude demeure entière sur l’attribution des droits 2024-2029 Autre sujet ultrasensible abordé par les sénateurs de la commission d’enquête : la valorisation des droits TV du football français pour la saison à venir. Alors que les négociations pour les droits sur la période 2024-2029 sont en cours, ce point est crucial. Dans le plan d’affaires prévisionnel présenté à CVC en 2022, la LFP a chiffré la valeur de ses droits à 863 millions d’euros. Les chiffres récemment ébruités dans la presse font plutôt écho d’une valeur aux alentours de 500 millions. Alors que les sénateurs interrogeaient les présidents sur cet écart, la situation s’est tendue. « C’est le marché », a répondu Jean-Michel Aulas, « CVC n’était pas seul à évaluer le foot français de cette manière à l’époque. La complexité de la valorisation n’est pas liée uniquement aux nombres d’abonnés, il y a aussi la technologie. Le plan d’affaires de CVC était et est rationnel dans son approche. A l’époque, je n’imaginais pas un instant que nous ayons fait une erreur d’évaluation ». Le patron du Stade de Reims s’est agacé : « Vous êtes en train de parler des droits TV en fonction de ce que vous lisez dans les journaux, mais ils ne sont pas fixés ». Pour le président du RC Lens, cette apparente survalorisation n’a rien d’étonnant : « Quand on vend ses affaires à quelqu’un, on fait des plans ambitieux. Nous, on a fait une bonne affaire ». Le même a aussi asséné : « Je trouve paradoxal de venir regarder le prix du deal avec CVC comme si on venait regarder le prix du sucre ou du lait, en demandant si vous avez payé le bon prix. Ça ne marche pas comme ça dans ce métier ». Il a été immédiatement rappelé à l’ordre par Laurent Lafon, le président de la commission d’enquête et de la commission de la culture du Sénat. « La ligue est une émanation de la Fédération française de football, qui elle-même descend du ministère des Sports, ce que vous faites est lié avec l’Etat il est normal, en tant que parlementaires, que l’on vous interroge sur ce que vous en faites. La question sur la somme et l’engagement pris il y a deux ans est légitime, alors que le président de la Ligue a dit qu’il y aurait maximum 500 millions », a-t-il répondu. La tension de cet échange traduit le caractère stratégique de l’enjeu de la valorisation des droits TV de la Ligue 1. 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