Renouvelée, participative, directe… Vous l’aimez comment la démocratie ?

Renouvelée, participative, directe… Vous l’aimez comment la démocratie ?

Ils sont trois, ne se connaissent pas mais leur point de vues résument à eux seuls, les sentiments qui parcourent l’opinion à quelques mois de l’élection présidentielle. Entre défiance, implication, et nouvelles pratiques démocratiques, « tous président ! » les a rencontrés.
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Par Beatrix Moreau

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Frédéric, la révolte d’un électeur
Voter, Frédéric n’y croit plus, d’ailleurs il a déchiré sa carte d’électeur en novembre 2015. Un geste fort symboliquement, immortalisé devant sa caméra et diffusé sur les réseaux sociaux, dans l’espoir de faire des émules. Cet entrepreneur se dit aujourd’hui « abstentionniste », une opinion politique en tant que telle selon lui. Déçu par la classe politique et adepte du discours « droite/ gauche de toute façon ça change rien », il appelle à « changer de système et à passer à autre chose ».

Vous citoyens, trois regards sur notre démocratie
06:54

 

Dieunor, redonner la parole aux citoyens
Pourtant, certains se battent pour conserver et redonner de la crédibilité à la démocratie actuelle, à l’image de Dieunor, enseignant et militant associatif en Seine Saint Denis. Pour lui pas question de s’abstenir, il faut au contraire remobiliser les électeurs  du plus jeune département de France. Bloc-notes à la main, il est parti à la rencontre des citoyens recueillir leurs préoccupations, leurs attentes et leurs doléances, avant de les synthétiser et de les transmettre aux candidats. Une façon pour lui de faire revivre la démocratie, « tuée par la professionnalisation des politiques », uniquement préoccupés par leur réélection.

Charles, la politique de la base au sommet
Cette mauvaise image des élus, Charles Fournier en a bien conscience. Vice-président EELV du Conseil régional du Centre-Val de Loire  il souhaite trouver de « nouvelles façons de conduire l’action publique ». En tant que délégué à la démocratie il veut faire vivre celle-ci « entre les échéances électorales ». Valoriser les initiatives locales, les compiler par des panels de citoyens tirés au sort pour ensuite les soumettre aux délibérations de l’assemblée régionale, telle est l’une des pistes explorée par cet élu. La démocratie « doit vivre par le bas » soutient Charles Fournier, mais les politiques seraient toujours « nécessaires pour l’organiser ».

 

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