Responsabilité des parents : Marine Tondelier (EELV) se dit « inquiète » de la réthorique du gouvernement

La secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts n’approuve pas le discours de l’exécutif qui a rappelé que la responsabilité parentale pouvait être engagée dans le cas des mineurs impliqués dans les émeutes.
Guillaume Jacquot

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Depuis vendredi, le gouvernement ne cesse de mettre en garde les parents, en cas de participation de leurs enfants aux violences urbaines ou aux pillages. Emmanuel Macron avait déjà rappelé le principe de responsabilité parentale, en prenant la parole devant une cellule interministérielle de crise à quelques heures d’une nuit très tendue. Le chef de l’Etat avait d’ailleurs souligné qu’environ un tiers des personnes interpellées était mineur. Son garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a embrayé dans cette approche, en prenant une circulaire à destination des procureurs, leur rappelant ce que prévoit la législation en matière de responsabilité pénale et civile. « Que les parents tiennent leurs gosses », a-t-il tonné samedi, lors d’un déplacement au tribunal judiciaire de Créteil.

Une stratégie que récuse la secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts, Marine Tondelier. « Ça m’inquiète énormément », a-t-elle confié ce 3 juillet, dans Audition publique, l’émission politique de Public Sénat et LCP-Assemblée nationale, en partenariat avec Le Figaro Live. L’élue a d’ailleurs abordé le sujet la veille, avec la Première ministre. « Je pense que c’est une très mauvaise manière d’amener le débat », a-t-elle expliqué, insistant sur les difficultés que rencontrent les parents dans les « quartiers délaissés de la République ». « On n’est pas égal quand on est enfant dans ce pays, mais on n’est pas égal quand on est parent. Je mets au défi beaucoup de gens qui nous donnent des leçons de morale sur les plateaux télé d’aller élever des enfants dans ces quartiers. »

Pour la dirigeante du parti écologiste, des peines prononcées à l’encontre de parents dans la difficulté constitueraient « une double peine » pour ces habitants. « Être parent dans ces quartiers c’est quasiment mission impossible », a-t-elle estimé, regrettant que la seule réponse du gouvernement à l’heure actuelle ne soit « la force ».

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