Reste à charge zéro : Agnès Buzyn « ne peut pas être 100% sûre » qu’aucun contrat de mutuelles ne va pas évoluer
Invitée de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, la ministre de la santé, Agnès Buzyn a tenté d’apaiser les craintes concernant le reste à charge zéro et l’augmentation du prix des mutuelles

Reste à charge zéro : Agnès Buzyn « ne peut pas être 100% sûre » qu’aucun contrat de mutuelles ne va pas évoluer

Invitée de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, la ministre de la santé, Agnès Buzyn a tenté d’apaiser les craintes concernant le reste à charge zéro et l’augmentation du prix des mutuelles
Public Sénat

Par Yann Quercia

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C'était une promesse phare du candidat Macron. « Le reste à charge zéro » signifie le remboursement intégral par la Sécurité sociale et les mutuelles de certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives. « Toute cette réforme est faite pour que les personnes les plus en difficulté aient accès à des soins corrects » assure la ministre de la santé.

Les tarifs des mutuelles vont-ils augmenter avec le remboursement intégral dès 2021 de certaines prothèses dentaires, auditives, et lunettes? La question embarrasse le gouvernement, depuis une étude publiée par le courtier en assurance Santiane, qui « prédit une hausse moyenne des tarifs des complémentaires » santé de près de 7% d’ici à 2021 pour les contrats individuels. « Je ne peux pas être 100% sûre qu'aucun contrat ne va pas évoluer. Sur la globalité, les mutualités et les assureurs se sont engagés à ne pas répercuter le coût du reste à charge zéro », rappelle Agnès Buzyn.

La ministre souligne que le coût du zéro reste à charge ne représente que 0,14 % du budget des mutuelles et des assurances : « L’assurance maladie prend en charge les trois quarts du coût. Sur les un milliard d’économies pour les Français, 750 millions d’euros sont payés par l’assurance maladie. Les mutuelles et les assureurs paieront donc 250 millions. C'est à mettre au regard des 37 millards, qui est leurs budgets, et  qui représente 0,14% de leurs budgets. Ceci est absorbable par une meilleure gestion. »

Enfin, la ministre rappelle qu’elle créera un observatoire des prix pour « rendre public ce que vont faire les différentes branches. Ce sera un levier d'action si je vois des choses dérivées par rapport à l’accord qui a été passé. »

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