Société
Il y aura bien un débat. Alors que les députés ont entamé la seconde lecture des propositions de loi sur la fin de vie, les sénateurs n’auront pas recours à une question préalable, lors du retour du texte, la semaine du 30 mars.
Le
Par Fabrice d'Almeida
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Depuis 1982, la junte militaire birmane se livre à un véritable génocide culturel en retirant la nationalité à une ethnie musulmane de son territoire, les Rohingyas. Devenus de véritables apatrides, sans passeport, ils sont poussés à fuir vers le Bangladesh où un grand nombre d’entre eux vit dans des camps de fortune. Aung San Suu Kyi, grande conscience mondiale, prix Nobel de la paix a répugné à dénoncer pleinement la semaine dernière, le scandale de cette situation qu’elle n’ignore pas pour l’avoir mentionné dans des discours anciens.
UN GÉNOCIDE QUI EN RAPPELLE UN AUTRE
Des scènes de violence et une façon de transformer en apatride ses propres nationaux dans une logique de suppression des particularités qui ne sont pas sans rappeler l’un des premiers génocides du XXe siècle, celui des Arméniens. En 1915, craignant qu’ils soient des alliés de leurs adversaires russes, l’Etat turc avait ordonné leur massacre et leur déportation. Ceux qui avaient pu fuir les massacres avaient trouvé refuge au Liban où ils vivaient entassés dans des camps. L’invention d’un passeport international imaginé par le suédois Fridtjof Nansen, leur a permis de trouver refuge dans d’autres pays. Pour son action humanitaire, Nansen reçu le prix Nobel de la paix en 1938.
Cette comparaison entre deux époques, deux prix Nobel montre la limite des grandes consciences mondiales : une inégalité d’intelligence face aux crises traversées par les peuples du monde.