Rythmes scolaires : «Une bonne réforme mais qui a été très mal conduite», pour Gérard Longuet
Co-rapporteur d’un rapport sur la réforme Peillon, le sénateur Gérard Longuet préconise de « revenir sur les modalités de mise en œuvre », qui ne sont « pas satisfaisantes » à ses yeux.

Rythmes scolaires : «Une bonne réforme mais qui a été très mal conduite», pour Gérard Longuet

Co-rapporteur d’un rapport sur la réforme Peillon, le sénateur Gérard Longuet préconise de « revenir sur les modalités de mise en œuvre », qui ne sont « pas satisfaisantes » à ses yeux.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après trois années d’application, le Sénat s’est penché sur le bilan de la réforme Peillon, qui a porté le nombre de jours de classe de quatre à quatre et demi dans le primaire. « La réforme voulue par M. Peillon est une bonne réforme mais qui a été très mal conduite », a déclaré sur notre antenne Gérard Longuet, l’un des quatre sénateurs du groupe de travail.

« Il faut surtout ne pas changer, mais en revanche, revenir sur les modalités de mise en œuvre qui ne sont pas satisfaisantes », recommande le sénateur (LR) de la Meuse. « On ne change pas pour changer, on change pour que les enfants apprennent mieux et en profondeur. »

Afin d’évaluer les effets des nouveaux rythmes scolaires, les sénateurs réclament notamment de pouvoir comparer les élèves qui ont bénéficié d’une semaine à quatre jours et demi avec ceux qui sont restés sur le schéma classique.

Les activités périscolaires « de qualité très inégale »

Rythmes scolaires : "Le diable est dans les détails", analyse Gérard Longuet
01:34

Sur le temps périscolaire dégagé par cet emploi du temps, Gérard Longuet a proposé de le consacrer plutôt aux « études surveillées », rejoignant l’une des propositions du nouveau ministre Jean-Michel Blanquer d’instaurer des plages d’études accompagnées à l’école.

« Les activités périscolaires, il y a de tout, c’est de qualité très inégale, certains parents payent, d’autres ne payent pas, certains ont de vrais animateurs, d’autres ça ressemble à du bricolage. Et je pense que le soutien scolaire aurait été largement préférable dans un pays où le primaire a un niveau très insuffisant. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Rythmes scolaires : «Une bonne réforme mais qui a été très mal conduite», pour Gérard Longuet
6min

Société

Réinsertion : la prison remplit-elle encore sa mission ?

En France, environ 90 000 détenus sortent chaque année de prison. Leur réinsertion devient alors un enjeu majeur pour notre société. Mais à l'heure où près de deux détenus sur 3 récidivent 5 ans après leur libération, la sénatrice centriste Dominique Vérien, co-autrice d'un rapport sur l'exécution des peines, souhaite redonner du sens aux sanctions pénales. Développement des aménagements de peine et des alternatives à l’incarcération, les pistes sont nombreuses… Dans le cadre d’un documentaire, Public Sénat fait le portrait de détenus et d’ex-détenus qui tentent de se reconstruire une vie après la prison.

Le

Rythmes scolaires : «Une bonne réforme mais qui a été très mal conduite», pour Gérard Longuet
5min

Société

Surpopulation carcérale : « Il ne faut pas faire baisser le nombre de personnes qui rentrent en prison mais le temps qu’elles y passent », défend Darmanin

Auditionné par le Sénat le12 novembre dernier, le garde des Sceaux a été invité à détailler sa stratégie de lutte contre la surpopulation carcérale. Outre l’ouverture de 3 000 nouvelles places grâce aux prisons « modulaires », Gérald Darmanin entend aussi s’appuyer sur une limitation des mécanismes d’allégement des peines. L’objectif : assurer l’effectivité du passage en prison, ce qui devrait pousser les magistrats à réduire la durée des peines prononcées.

Le

Rythmes scolaires : «Une bonne réforme mais qui a été très mal conduite», pour Gérard Longuet
6min

Société

Masculinisme : « Un projet politique organisé qui bénéficie de la complicité des plateformes et mène une guerre d’influence »

Les discours de haine à l’encontre des femmes se multiplient, tout comme les atteintes à leurs droits. Face à ces mouvements extrêmes, alimentés par des contenus masculinistes relayés en masse sur les réseaux sociaux, la délégation aux droits des femmes du Sénat tente de décrypter les moyens de réponse disponibles, pour endiguer ce phénomène.

Le