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Il y aura bien un débat. Alors que les députés ont entamé la seconde lecture des propositions de loi sur la fin de vie, les sénateurs n’auront pas recours à une question préalable, lors du retour du texte, la semaine du 30 mars.
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Le pôle santé publique du tribunal de Paris a ouvert une enquête, ce 13 février, visant le géant suisse Nestlé (Perrier, Vittel, Hépar…) et le groupe Sources Alma (Cristaline, St-Yorre…), a appris l’AFP de source proche du dossier, confirmant une information du Monde et de Radio France.
L’enquête fait suite à une plainte contre X déposée par l’association Foodwatch pour tromperie, en septembre dernier, accusant les deux groupes de traiter illégalement leurs eaux de source ou minérale. « Nous demandons maintenant à la justice pénale de faire toute la lumière sur les agissements frauduleux des producteurs d’eaux minérales naturelles, et de dégager toutes les responsabilités, à quelque niveau que ce soit », a réagi l’avocat de l’association, Me François Lafforgue, auprès de l’AFP.
Une nouvelle information qui vient percuter la commission d’enquête sur le scandale des eaux en bouteille, ouverte au Sénat au début de l’année. Les sénateurs auditionnent d’ailleurs en ce moment même les directions des différents minéraliers. Le directeur général d’Alma, Luc Baeyens, était entendu ce 12 février. La chambre haute devrait également entendre la direction de Nestlé, aucune date d’audition n’a pour le moment été communiquée.
Début février, c’est un autre rebondissement qui est venu perturber le calendrier de la commission d’enquête. Radio France et Le Monde ont publié des éléments accusant l’Elysée et les services du Premier ministre d’avoir cédé au lobbying du groupe Nestlé, en laissant le groupe commercialiser des eaux non conformes à la réglementation et à risque pour la santé, malgré les recommandations d’interdiction des autorités sanitaires.
Avec AFP
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