Visite de l’usine Perrier a Vergeze
Visite de l'usine d'embouteillage d'eau minerale Perrier a Vergeze, lieu de la source des Bouillens. Perrier fait partie du groupe Nestle Waters France. Ici la ligne 34 ou l'eau est embouteillee dans des bouteilles PET en plastique.//LODIFRANCK_PERRIER01302/1902070940/Credit:LODI Franck/SIPA/1902070945

Scandale des eaux en bouteille : une information judiciaire ouverte contre Nestlé et Alma Sources pour « tromperie »

Le tribunal de Paris a décidé d'enquêter sur deux plaintes de l'association Foodwatch pour « tromperie », visant le géant Nestlé et le groupe Sources Alma. Les deux sociétés sont accusées d’avoir traité illégalement leurs eaux minérales et de source.
Rédaction Public Sénat

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Le pôle santé publique du tribunal de Paris a ouvert une enquête, ce 13 février, visant le géant suisse Nestlé (Perrier, Vittel, Hépar…) et le groupe Sources Alma (Cristaline, St-Yorre…), a appris l’AFP de source proche du dossier, confirmant une information du Monde et de Radio France.

L’enquête fait suite à une plainte contre X déposée par l’association Foodwatch pour tromperie, en septembre dernier, accusant les deux groupes de traiter illégalement leurs eaux de source ou minérale. « Nous demandons maintenant à la justice pénale de faire toute la lumière sur les agissements frauduleux des producteurs d’eaux minérales naturelles, et de dégager toutes les responsabilités, à quelque niveau que ce soit », a réagi l’avocat de l’association, Me François Lafforgue, auprès de l’AFP.

Le directeur de Sources Alma auditionné au Sénat

Une nouvelle information qui vient percuter la commission d’enquête sur le scandale des eaux en bouteille, ouverte au Sénat au début de l’année. Les sénateurs auditionnent d’ailleurs en ce moment même les directions des différents minéraliers. Le directeur général d’Alma, Luc Baeyens, était entendu ce 12 février. La chambre haute devrait également entendre la direction de Nestlé, aucune date d’audition n’a pour le moment été communiquée.

Début février, c’est un autre rebondissement qui est venu perturber le calendrier de la commission d’enquête. Radio France et Le Monde ont publié des éléments accusant l’Elysée et les services du Premier ministre d’avoir cédé au lobbying du groupe Nestlé, en laissant le groupe commercialiser des eaux non conformes à la réglementation et à risque pour la santé, malgré les recommandations d’interdiction des autorités sanitaires.

 

Avec AFP

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