Tenues islamiques à l’école : « J’ai besoin de données avant de pouvoir agir », explique Pap Ndiaye
Le ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, a indiqué avoir lancé une collecte d’informations sur le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles. Un phénomène qui serait en nette augmentation depuis plusieurs semaines, selon une note des renseignements divulguée par RTL. « J’échangerai à ce sujet avec les recteurs dans deux jours », a précisé le ministre lors d’une conférence de presse.

Tenues islamiques à l’école : « J’ai besoin de données avant de pouvoir agir », explique Pap Ndiaye

Le ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, a indiqué avoir lancé une collecte d’informations sur le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles. Un phénomène qui serait en nette augmentation depuis plusieurs semaines, selon une note des renseignements divulguée par RTL. « J’échangerai à ce sujet avec les recteurs dans deux jours », a précisé le ministre lors d’une conférence de presse.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Interrogé à la sortie du Conseil des ministres sur une hausse supposée du port de signes religieux à l’école, le nouveau ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, a indiqué que le gouvernement était en train de procéder à une remontée d’informations pour cerner l’ampleur du phénomène et, éventuellement, prendre des mesures. « Nous sommes en train de collecter et de faire remonter les informations pour avoir une vision synthétique de la situation, pour pouvoir la caractériser calmement et l’évaluer à l’échelle nationale », a-t-il expliqué lors du traditionnel point presse qui suit la réunion hebdomadaire des ministres à l’Elysée.

Selon des chiffres du Service central du renseignement territorial, divulgués par RTL mardi 14 juin, 144 entorses à la loi de 2004 sur la laïcité à l’école ont été recensées au deuxième trimestre 2022 contre 97 sur les trois premiers mois de l’année, soit une augmentation de plus de 48 %. Toujours selon RTL, ces faits concerneraient pour « l’écrasante majorité » l’islam et auraient eu lieu pour la plupart dans le secondaire. Mais leur nombre est toutefois à rapporter au nombre total d’élèves scolarisés en France : plus de 12 millions.

« Nous sommes très bien équipés pour répondre à ces phénomènes »

« Je suis universitaire et scientifique, j’ai besoin de données avant de pouvoir agir, s’il y a lieu d’agir », a encore expliqué Pap Ndiaye. « Nous avons des remontées trimestrielles. Nous sommes dans un temps normal, qui consiste à faire remonter vers les académies, puis à l’échelle nationale. J’échangerai à ce sujet avec les recteurs dans deux jours pour avoir une vision aussi claire et calme que possible. Le président de la République y a fait allusion il y a quinze jours. Nous sommes dans un temps raisonnable pour pouvoir agir », a-t-il insisté.

» Lire notre article : Tenues islamistes à l’école : Bruno Retailleau demande à Pap Ndiaye d’être « intransigeant face à l’islam politique »

« Nous sommes très bien équipés pour répondre à ces phénomènes », a encore souligné Pap Ndiaye, rappelant que les établissements avaient déjà les moyens d’intervenir à leur niveau, à travers « des lois républicaines sur l’interdiction de signes religieux à caractère ostensible et prosélyte dans les écoles », mais aussi en faisant appel aux équipes académiques « Valeurs de la République ». Ces experts sont susceptibles d’intervenir dans chaque académie pour apporter un soutien et des éléments de réponses aux enseignants confrontés à des situations d’atteinte à la laïcité.

Partager cet article

Dans la même thématique

Tenues islamiques à l’école : « J’ai besoin de données avant de pouvoir agir », explique Pap Ndiaye
7min

Société

« Ce n’est pas une crise passagère ! » : les démographes alertent sur la rupture historique de la natalité

Pour la première fois depuis 1945, la France enregistre plus de décès que de naissances. Auditionnés par la commission des affaires sociales du Sénat, les démographes de l’Ined et de l’Insee ont décrit une baisse durable, générale et profondément sociétale de la fécondité, loin des seuls effets économiques ou des politiques natalistes.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
5min

Société

Fin de vie : suspense au Sénat autour du scrutin sur un texte vidé de sa substance

Mercredi après-midi, le Sénat est amené se prononcer sur la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Un scrutin à l’enjeu incertain, car si la ligne la plus conservatrice du groupe LR du Sénat, incarnée par Bruno Retailleau, est parvenue à rendre le texte inopérant, une autre partie de la majorité sénatoriale aimerait qu’un texte sorte de la chambre haute, pour conforter le rôle du Sénat dans le processus législatif.

Le

Tenues islamiques à l’école : « J’ai besoin de données avant de pouvoir agir », explique Pap Ndiaye
5min

Société

Fin de vie : après avoir refusé l’aide à mourir, le Sénat adopte un texte pour renforcer un égal accès aux soins palliatifs 

Après les tensions de la semaine dernière lors de l’examen du texte sur l’aide à la fin de vie, les débats se sont poursuivis dans le calme, au Sénat, sur la proposition de loi plus consensuelle visant à permettre un égal accès aux soins palliatifs sur tout le territoire. Les sénateurs ont néanmoins alerté sur les moyens financiers nécessaires à cette réforme.

Le