Vidéoprotection « intelligente » : « L’objectif, c’est qu’elle soit généralisée plus tard », estime la sénatrice LR Agnès Canayer

Interrogée dans l’émission Sport, Etc, la sénatrice LR de Seine-Maritime, Agnès Canayer plaide pour la pérennisation du dispositif de vidéo surveillance intelligente testé lors des prochains Jeux Olympiques. Notamment dans la lutte contre la violence dans les stades de foot.
Axel Dubois

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Votée par les sénateurs en janvier 2023, la vidéoprotection algorithmique, dite « intelligente », a été adoptée par l’Assemblée nationale en mars dernier à titre d’expérimentation pour les Jeux olympiques.

Le principe : autoriser les algorithmes à analyser les images enregistrées par des caméras de surveillance ou des drones lors de manifestations sportives, récréatives ou culturelles exposées à des risques « d’atteintes graves à la sécurité des personnes » pour détecter les comportements anormaux.

« A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels », avait alors défendu Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur. Mais la vidéoprotection intelligente pourrait bien être généralisée après cette phase de test, qui doit se terminer fin décembre 2024, si l’on en croit la sénatrice Les Républicains de Seine-Maritime, Agnès Canayer.

Invitée de l’émission Sport, Etc., la rapporteuse de la mission sénatoriale de suivi de la loi sur les jeux Olympiques a estimé que « l’objectif, c’est que (l’exploitation de la vidéoprotection algorithmique) soit généralisée plus tard », notamment dans la lutte contre les violences qui ont lieu dans les stades.

Bien qu’elle soit moins envahissante que la reconnaissance faciale, la vidéoprotection intelligente reste très critiquée par certaines associations comme La Quadrature du Net, qui y voit des risques pour les libertés publiques individuelles.

En janvier 2023, la CNIL estimait de son côté que les « garanties prévues par le projet de loi (relatif aux Jeux Olympiques et paralympiques de 2024) permettaient de limiter les risques d’atteinte aux données et à la vie privée des personnes. » Parmi ces garanties figurait le fait que le test était limité « dans le temps et l’espace. »

En 2012 à Londres à la suite des Jeux olympiques, la vidéosurveillance dans les rues de la capitale britannique avait été pérennisée. Un scénario que redoutent les associations françaises.

Retrouvez l’intégralité de l’émission ici.

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