Maire et echarpe tricolore

Violences envers les élus : 81% des Français sont favorables au renforcement des sanctions, selon notre sondage Odoxa

Selon le baromètre politique d’Odoxa, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, plus de 8 Français sur 10 sont favorables au renforcement des sanctions pénales pour des violences faites aux élus. Près de 2/3 des Français estiment que la sécurité des élus locaux n’est pas suffisamment assurée.
Louis Mollier-Sabet

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Après la démission du maire de Saint-Brévin à la suite de l’incendie criminel de son domicile dans le contexte d’une protestation de l’extrême droite contre le déménagement d’un centre d’accueil pour réfugié (Cada), la question de la violence envers les élus est revenue sur le devant de la scène.

Seuls 36 % des Français interrogés estiment que la sécurité des élus locaux est bien assurée

Le baromètre politique d’Odoxa, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale révèle que seuls 36 % des Français interrogés (– 7 points) estiment que la sécurité des élus locaux est bien assurée, contre 70 % pour les députés et les sénateurs.

sécurité des sélus

Alors que le témoignage de Yannick Morez au Sénat a jeté de nombreuses zones d’ombre sur la réponse des pouvoirs publics face aux menaces qu’il avait subies, 81 % des personnes interrogées se déclarent favorables au renforcement des sanctions pénales pour les auteurs de violences faites aux élus en les alignant sur celles faites aux personnels en uniforme de la fonction publique, comme les gendarmes, les policiers ou les pompiers.

18 % des Français interrogés y sont opposés, pour 43 % chez les sympathisants LFI et 20 % chez les sympathisants du Rassemblement national. À l’inverse, 95 % des sympathisants LR et 98 % des sympathisants Renaissance se disent favorables à un durcissement des sanctions, et respectivement 83 % et 87 % des sympathisants EELV et PS.

renforcement des sanctions pénales partis

Méthodologie : Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1 005 de Français de plus de 18 ans, interrogés par internet les 22 et 23 mai 2023. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’amélioration.

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