Corse : Marie Lebec estime que le Sénat saura « trouver les bons leviers » pour aboutir à une révision constitutionnelle

La ministre des Relations avec le Parlement ne s’inquiète pas outre-mesure des craintes de la droite face au projet d’écriture constitutionnelle pour assurer une autonomie de la Corse. « Ce sont les représentants des collectivités territoriales », a-t-elle rappelé.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mal engagée la réforme constitutionnelle pour assurer à la Corse un nouveau statut ? Le groupe Les Républicains du Sénat, indispensable à la réussite d’une révision au Congrès, est très réservé, pour ne pas dire profondément inquiet face aux propositions du ministère de l’Intérieur. Leur président, Bruno Retailleau, l’a encore redit ce mercredi à notre micro. « C’est très choquant », s’exclame le sénateur de la Vendée, qui redoute qu’en donnant « quitus aux nationalistes », le gouvernement va « au-delà de problèmes ».

Lors des questions au gouvernement, l’un des orateurs du groupe s’en est aussi ému devant le gouvernement. « Vous êtes en train de capituler devant les séparatistes », a dénoncé le sénateur LR Francis Szpiner.

Des alertes assez mal comprises du côté du gouvernement. « Je crois qu’il ne faut pas être caricatural », a opposé la ministre des Relations avec le Parlement, Marie Lebec, sur Public Sénat. L’ancienne députée Renaissance rappelle que la « première version de l’accord » conclu entre les élus locaux corses et le ministère de l’Intérieur est une « voie équilibrée », et les parlementaires auront tout le loisir de « s’emparer du sujet et de placer les curseurs là où ils estiment ».

« Gérald Darmanin l’a très bien rappelé, trois fois de suite les Corses ont souhaité ont voté pour les partis autonomistes, souhaitent avoir davantage d’autonomie et donc je suis sûre qu’au Sénat on saura entendre et trouver les bons leviers pour que cet accord puisse se matérialiser en texte de loi », a-t-elle répondu, rappelant que les sénateurs « sont les représentants des collectivités territoriales », et donc de la Corse.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

maire bricoleur
6min

Territoires

Municipales 2026 : « Je m'étais engagé à faire le maximum pour sauver nos commerces », la croisade d’un maire contre le déclin des campagnes

PORTRAITS DE MAIRES – Benoît Hennart, élu en 2008 maire de Quittebeuf, un village de l’Eure, est allé jusqu’à s’endetter personnellement pour maintenir des commerces ouverts dans sa commune. Candidat à un quatrième mandat, cet ancien menuisier est également devenu au fil des années l’homme à tout faire de ses administrés.

Le

eau non-potable
8min

Territoires

« On regarde l’eau couler et on se dit que c’est du poison » : le cri d'alarme d'une maire face aux polluants éternels

Dans les Ardennes, treize communes sont privées d’eau potable depuis juillet à cause d'une concentration anormale de PFAS, appelés aussi les « polluants éternels ». Les collectivités, chargées d’assurer l’approvisionnement, n’ont pas les moyens d’assurer la dépollution des eaux. En l’absence de solution pérenne, la maire de Malandry, 80 habitants, réclame un suivi épidémiologique.

Le

Corse : Marie Lebec estime que le Sénat saura « trouver les bons leviers » pour aboutir à une révision constitutionnelle
4min

Territoires

Loi-cadre sur les transports : Philippe Tabarot défend son texte qui doit « refonder le modèle de financement des transports et moderniser notre cadre juridique »

Auditionné par les sénateurs sur le projet de loi-cadre sur les transports, le ministre Philippe Tabarot a défendu un texte qui doit permettre de dégager de nouvelles ressources pour financer les réseaux de transports et assouplir le cadre juridique encadrant les grands projets d’infrastructure.

Le