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Crédits : ARNAUD CESAR VILETTE / OLA NEWS / SIPA PRESS

Grève à la SNCF : à quoi s’attendre cette semaine ?

A l’appel des syndicats Sud-Rail et CGT-Cheminots, le mouvement de grève à la SNCF débute ce lundi. Si le début de semaine s’annonce plutôt calme, le trafic risque d’être beaucoup plus perturbé à partir de jeudi. On fait le point.
Marius Texier

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Allons-nous assister à une « semaine noire » dans le transport ferroviaire ? Le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, se veut rassurant : « Il n’y aura pas de semaine à l’arrêt, mais une semaine aussi normale que possible ». Il assure que les circulations de TGV seront « normales du lundi 5 mai au jeudi 8 mai ».

A contrario, les syndicats grévistes annoncent de « très fortes » perturbations, notamment pour le pont du 8 mai. « Ça s’annonce très fort sur les 9, 10, 11 mai pour les contrôleurs », a prévenu Fabien Villedieu, secrétaire fédéral SUD-Rail. Le pic du mouvement est attendu à partir de jeudi.

« La grève pourrait s’arrêter »

La CGT-Cheminots, première organisation syndicale à la SNCF, a appelé les contrôleurs et les conducteurs à se mettre en grève dès ce lundi tandis que SUD-Rail a simplement appelé ses agents commerciaux à se mobiliser. Il appelle cependant les ouvriers chargés de la maintenance à se mobiliser mardi et les conducteurs mercredi. Les syndicats réclament une meilleure rémunération, ainsi qu’un changement dans l’organisation du travail.

Sur les revendications, le PDG de SNCF Voyageurs a promis une meilleure lisibilité sur les repos hebdomadaires tout en refusant d’augmenter la rémunération : « On a fait le job, plus de 2,2 % pour 2025, c’est bien plus que l’inflation », s’est-il félicité. De son côté, Axel Persson, secrétaire général CGT-Cheminots de Trappes et Rambouillet a assuré que la « grève pouvait s’arrêter » si la SNCF « venait à accéder aux revendications ou à un compromis satisfaisant ».

Trafic perturbé sur les TER et RER

Pour l’instant, seul le trafic régional semble touché par le mouvement. La SNCF a annoncé des perturbations en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie, dans les Hauts-de-France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Bourgogne-Franche-Comté ou encore dans la région Centre-Val de Loire. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, un TER sur trois ne circulera pas. En Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont près de 50 trains qui ont été supprimés.

En Ile-de-France, les RER circulent difficilement. Pour le RER B et son million de voyageurs quotidien, la circulation est « fortement perturbée » avec seulement un train sur deux de prévu sur la partie nord de la ligne et deux trains sur trois sur la partie sud de la ligne. Le RER C et les lignes N, U et V sont également perturbées.

Des billets remboursables ou échangeables

Si Christophe Fanichet se veut optimiste pour cette semaine de grève, il s’est tout de même engagé à « prévenir » les clients en cas de manquement. Toute annulation de train sera communiquée aux clients, par e-mail ou SMS, au moins deux jours avant le départ. « On s’engage à donner la liberté et le choix à nos clients », a-t-il souligné. A ce titre, la SNCF offre la possibilité de se faire « échanger ou rembourser, sans frais » ses billets de train de TGV Inoui ou Ouigo pour la semaine du 5 au 11 mai.

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