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Protesters wave flags of the Socialist Kanak National Liberation Front (FLNKS) during a demonstration against the enlargement of the electorate for the forthcoming provincial elections in New Caledonia, in Noumea, on April 13, 2024. Nearly 32,000 independents (15,000) and non-independents (17,000) gather on April 13, 2024, according to the police, for the expansion of the electorate for the upcoming provincial elections in New Caledonia. The constitutional bill to open the electorate to people who have been resident in the territory for at least ten years is currently before Parliament and has reignited tensions between supporters of independence and its opponents.//JOBNICOLAS_sipa.07197/Credit:Nicolas Job/SIPA/2404131603

Violences en Nouvelle-Calédonie : les sénateurs communistes souhaitent le retrait du projet de loi constitutionnelle

De violentes émeutes ont éclaté sur ce territoire français d’Outre-mer dans le contexte de la réforme constitutionnelle examinée ce mardi à l’Assemblée nationale, à laquelle s’opposent vivement les indépendantistes.
Rédaction Public Sénat

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Cette réforme de la Constitution s’inscrit dans le contexte des trois référendums successifs sur l’indépendance remportés par le camp du « non », de 2018 à 2021. Le texte prévoit notamment d’élargir à de nouveaux électeurs le droit de vote aux élections provinciales, ce qui suscite des craintes de dilution du vote Kanak dans le corps électoral chez les indépendantistes.

« En dégelant le corps électoral calédonien, le gouvernement enterre le processus de paix qui a permis le vivre-ensemble dans l’archipel pendant plus de trente ans », s’indignent les sénateurs du groupe CRCE-K, qui demande au gouvernement de « retirer son projet de loi constitutionnelle portant modification du corps électoral calédonien et de mettre en place un réel dialogue avec les forces politiques de Nouvelle-Calédonie ». De son côté, le Premier ministre Gabriel Attal appelle au « calme » et demande de « rétablir l’ordre », la violence n’étant selon lui « jamais justifiée, ni justifiable ».

 

Pour l’instant, les sénateurs communistes considèrent au contraire que le gouvernement « rompt ainsi avec le processus de décolonisation et le droit international, et renie les engagements de la République ». « Il est pourtant primordial de privilégier le dialogue avec les forces politiques calédoniennes pour éviter le pire », ajoute le groupe. Mardi après-midi, l’Assemblée nationale doit continuer dans l’Hémicycle l’examen du texte, approuvé le 2 avril au Sénat. Son adoption par les députés pourrait intervenir mardi ou mercredi, lors d’un vote solennel.

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