« Il faut refondre complètement la méthode d’évaluation des pesticides », interpelle l’eurodéputé Benoît Biteau
Invité sur le plateau d’Europe Hebdo à s’exprimer sur l’interdiction totale du glyphosate, l’eurodéputé Benoît Biteau appelle à repenser les procédés d’évaluation de ce type de produits.

« Il faut refondre complètement la méthode d’évaluation des pesticides », interpelle l’eurodéputé Benoît Biteau

Invité sur le plateau d’Europe Hebdo à s’exprimer sur l’interdiction totale du glyphosate, l’eurodéputé Benoît Biteau appelle à repenser les procédés d’évaluation de ce type de produits.
Public Sénat

Par Louis-Marie Le Béon

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

« Il faut refondre complètement la méthode d’évaluation des pesticides par les agences sanitaires qu’elles soient européennes ou nationales, parce -qu’elles sont- éculées et obsolètes depuis plusieurs décennies » explique le député Les Verts au Parlement Européen.

"Il faut refondre complètement la méthode d'évaluation des pesticides", interpelle l'eurodéputé Benoît Biteau
01:06

Benoît Biteau poursuit en insistant sur « le cas d’école » que représente le glyphosate dans le débat global sur les pesticides :

"Quand [les agences sanitaires] n’intègrent pas l’effet cocktail ; […] quand elles n’évaluent pas la nocivité des pesticides sur le milieu marin alors que toutes les eaux finissent en mer ; on voit bien qu’on a une difficulté grave sur l’évaluation."

S’interrogeant sur les alternatives à mettre en place, l’eurodéputé ouvre la porte à « de nouvelles molécules », mais souhaite aussi que des crédits européens soient « significativement » alloués à l’agronomie et l’agroécologie afin de s’éloigner « définitivement des molécules de synthèse qui sont dangereuses ».

Extrait d'Europe Hebdo : « Glyphosate, une interdiction totale est-elle possible ? »

Partager cet article

Dans la même thématique

« Il faut refondre complètement la méthode d’évaluation des pesticides », interpelle l’eurodéputé Benoît Biteau
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le