Le Brexit… ou quand les problèmes commencent
Le Royaume-Uni ne fait plus officiellement partie de l’Union depuis le 1er janvier 2021, et pourtant l’ex-partenaire continue de donner du fil à retordre aux 27 Etats membres, sur le respect de l’accord sur la pêche dans la Manche, ou sur le rétablissement des contrôles à la frontière entre les deux Irlande. Les points d’achoppement entre le continent et le Royaume Uni se multiplient.

Le Brexit… ou quand les problèmes commencent

Le Royaume-Uni ne fait plus officiellement partie de l’Union depuis le 1er janvier 2021, et pourtant l’ex-partenaire continue de donner du fil à retordre aux 27 Etats membres, sur le respect de l’accord sur la pêche dans la Manche, ou sur le rétablissement des contrôles à la frontière entre les deux Irlande. Les points d’achoppement entre le continent et le Royaume Uni se multiplient.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les Britanniques ne respectent pas leurs engagements, qu’il s’agisse du protocole nord-irlandais ou de l’accord commercial conclus dans le cadre du Brexit. Début mai, une cinquantaine de bateaux de pêche français affichaient leur colère non loin de Jersey, pour protester contre les nouvelles conditions de pêche imposées par la principale île Anglo-Normande.

« Les accords on peut les signer, mais ensuite il faut les faire respecter, les faire fonctionner. On a déjà beaucoup d’accords commerciaux qui fonctionnent sur le papier mais pas dans la réalité. » Tiziana Beghin

Des coups de canif dans le contrat post Brexit inacceptables pour Tiziana Beghin, eurodéputée italienne (Mouvement 5 étoiles). « Les accords on peut les signer, mais ensuite il faut les faire respecter, les faire fonctionner. On a déjà beaucoup d’accords commerciaux qui fonctionnent sur le papier mais pas dans la réalité. »

« Il y aura des conséquences diplomatiques »

L’élue italienne estime que l’UE doit hausser le ton et joindre le geste à la parole. « Il faut tout simplement appliquer la loi, et si [le Royaume-Uni] ne le fait pas, on va ouvrir une procédure et il y aura des conséquences diplomatiques. Nous avons eu plusieurs années pour négocier, on a trouvé un accord au dernier moment, peut-être a-t-on oublié certaines choses à traiter mais on a un point juridique bien fixé et il faut le suivre. »

« Boris Johnson ignore ce que peut dire l’Union européenne »

Une situation que regrette également Anna Cavazzini, députée européenne allemande (Les Verts). Elle y voit avant tout une manœuvre politique de la part du premier ministre britannique. « Selon moi, ce que fait Boris Johnson c’est qu’il essaie de détourner l’attention des erreurs de son gouvernement. C’est ridicule car Boris Johnson a négocié cet accord-là, il était d’accord, il voulait ça et maintenant il n’en fait qu’à sa tête. C’est vraiment un problème. L’Union européenne a déjà lancé quelques procédures juridiques. Boris Johnson ignore ce que peut dire l’Union européenne et ça, c’est aussi un problème. »

Une procédure d’infraction contre Londres

La Commission européenne a lancé le 15 mars une procédure d’infraction contre Londres. Ce qui pour l’heure n’a pas fait réagir l’exécutif britannique. Boris Johnson qui doit, dans le même temps, faire face à plusieurs fronts. Son ex-conseiller, Dominic Cummings, auditionné devant le Parlement cette semaine, a livré un réquisitoire accablant sur la gestion de la pandémie par le gouvernement conservateur. Par ailleurs, la première ministre écossaise est sortie renforcée des élections régionales et compte bien mener à terme l’indépendance de son pays.

Retrouvez l’intégralité de l’émission
 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
7min

Politique

Avant la présidentielle de 2027, le gouvernement muscle son arsenal contre les ingérences étrangères

Après les tentatives de manipulation détectées lors des élections municipales et face à la multiplication des campagnes de désinformation alimentées par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, le gouvernement présente un projet de loi destiné à renforcer la protection du débat démocratique. Le texte durcit les sanctions pénales, élargit les procédures judiciaires de retrait des fausses informations et crée une commission indépendante chargée d’alerter le public en cas d’ingérence étrangère. Une première réponse saluée par plusieurs parlementaires, qui la jugent néanmoins incomplète.

Le

Marine Le Pen Campaigns in Northern France to Support Local Candidates
7min

Politique

« Il faut pousser les murs » : comment le Sénat se prépare à l’arrivée possible d’un groupe RN après les sénatoriales de septembre

Le RN espère, après les sénatoriales, atteindre le seuil des dix sénateurs pour créer le premier groupe RN de l’histoire du Sénat. Un enjeu symbolique, de moyens sur le plan parlementaire, et politique pour Marine Le Pen. Elle pourrait jouer de cette dynamique pour la présidentielle. Les conséquences sont aussi très pratiques au sein du Palais du Luxembourg, où l’administration doit faire de la place pour se préparer à l’arrivée éventuelle d’un groupe RN.

Le

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le