« Le nucléaire ne nous rend pas indépendant de la Russie », affirme cette eurodéputée allemande
Avec la guerre en Ukraine, l’Europe cherche à tout prix à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Si elle n’a pas renoncé à ses importations de gaz russes, chacun cherche sa parade. Interrogée dans l’émission « Ici l’Europe » la députée Anna Deparnay-Grununeberg, alerte sur notre dépendance à l’uranium russe.

« Le nucléaire ne nous rend pas indépendant de la Russie », affirme cette eurodéputée allemande

Avec la guerre en Ukraine, l’Europe cherche à tout prix à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Si elle n’a pas renoncé à ses importations de gaz russes, chacun cherche sa parade. Interrogée dans l’émission « Ici l’Europe » la députée Anna Deparnay-Grununeberg, alerte sur notre dépendance à l’uranium russe.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La guerre qui sévit en Ukraine rebat les cartes de notre « mix énergétique ». L’UE veut se défaire d’une trop grande dépendance aux importations russes et promet d’ici la fin de l’année de réduire de deux tiers notre dépendance au gaz. Si l’Allemagne parie sur le charbon, la Belgique a finalement annoncé prolonger de 10 ans la durée de vie de ses deux réacteurs les plus récents.

« Pas le moment de faire la morale »

Si l’élue écologiste verte, Anna Deparnay-Grunenberg comprend que « ce ne soit pas le moment de faire la morale » vue « la situation très difficile pour tous les pays ». Elle ne veut pas pour autant laisser croire que le nucléaire met fin à toute relation de dépendance par rapport au Kremlin.

Si l’uranium vient essentiellement d’Afrique, nous sommes aussi dépendants de l’« uranium traité ». Du combustible usé puis réenrichi, pour servir à nouveau, importé à « 40 % de la Russie et du Kazakhstan », affirme l’eurodéputée allemande.

» Lire aussi : Gaz russe : l’Europe peut-elle vraiment s’en passer ?

« Les seules vraies énergies de liberté sont les énergies renouvelables »

Elle reprend ainsi les arguments depuis longtemps avancés par plusieurs ONG, selon lesquels, la filière nucléaire française est dépendante de la Russie quelle que soit la source d’énergie utilisée. Une situation qui fait dire à cette écologiste. « Les seules vraies énergies de liberté sont les énergies renouvelables. »

Revoir l’intégralité de l’émission en replay : https://www.publicsenat.fr/emission/ici-l-europe

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le