« Les salariés modestes récupèrent beaucoup de miettes », dénonce Patrick Kanner
Le président du groupe socialiste au Sénat affirme que les Français « veulent les fruits de la croissance ».

« Les salariés modestes récupèrent beaucoup de miettes », dénonce Patrick Kanner

Le président du groupe socialiste au Sénat affirme que les Français « veulent les fruits de la croissance ».
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« Cela va prendre du temps. » Interrogé mardi soir par l’association des journalistes de la presse présidentielle, Emmanuel Macron a indiqué qu’il avait été élu sur le travail, et non sur la question du pouvoir d’achat, et que les Français verraient les effets des réformes au cours du quinquennat. « Les concitoyens ne croient plus qu’on va régler leurs problèmes du jour au lendemain », selon lui.

« Les Français veulent les fruits de la croissance, une croissance à près de 2% », a réagi dans Sénat 360, Patrick Kanner, le président des sénateurs socialistes. « Attention, danger », avertit l’ancien ministre des Sports de François Hollande sur les réformes fiscales mises en œuvre cette année. « Manifestement, les salariés modestes récupèrent beaucoup de miettes et les plus riches de nos concitoyens ont plus d’un million d’euros supplémentaires de pouvoir d’achat grâce aux mesures prises sur le plan fiscal. »

« Une forme de régression »

Ordonnances : « une forme de régression », pour Patrick Kanner
02:45

Le sénateur du Nord s’est également exprimé sur les ordonnances, dont la loi de ratification a été définitivement adoptée au Parlement, après un ultime vote du Sénat ce mercredi. « Nous sommes face à une ouverture très libérale de la relation entre les salariés et les employeurs », s’inquiète-t-il. « La loi El Khomri vient d’être écrite, l’encre est encore bien peu sèche et on aurait pu attendre la mise en œuvre de cette loi avant d’imaginer des ordonnances qui sont aujourd’hui, pour moi, une forme de régression vis-à-vis du travail qui a été mené dans le cadre du quinquennat précédent. »

Patrick Kanner a précisé qu’un éventuel recours devant le Conseil constitutionnel, pour contester ces mesures, n’était « pas aujourd’hui l’hypothèse de travail ».

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