Accord entre Sénat et Assemblée nationale sur les territoires zéro chômeur de longue durée
La commission mixte paritaire a trouvé un accord ce 28 octobre sur la proposition de loi relative au renforcement de l’inclusion dans l’emploi par l’activité économique et à l’expérimentation « territoires zéro chômeur de longue durée »

Accord entre Sénat et Assemblée nationale sur les territoires zéro chômeur de longue durée

La commission mixte paritaire a trouvé un accord ce 28 octobre sur la proposition de loi relative au renforcement de l’inclusion dans l’emploi par l’activité économique et à l’expérimentation « territoires zéro chômeur de longue durée »
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Sénat a réussi à peser dans la discussion portée sur la prolongation du dispositif « territoires zéro chômeur de longue durée », lancé en 2017 dans dix territoires. Une proposition de loi de la majorité présidentielle, adoptée à l’Assemblée nationale le 16 septembre puis au Sénat le 13 octobre, vise à poursuivre l’exercice pour cinq années de plus, en ajoutant 50 nouveaux bassins. Le principe étant de s’attaquer au chômage de longue de durée, en subventionnant l’emploi, plutôt qu'en versant des prestations sociales.

L’examen en commission mixte paritaire (CMP), après la première lecture dans les deux chambres, a abouti à un accord ce 28 octobre. Les sénateurs ont notamment obtenu des garanties sur le financement des emplois, en évitant une participation obligatoire des départements. Ainsi, l’accord du président du conseil départemental sera une condition requise pour qu’un territoire se porte candidat à l’expérimentation « territoires zéro chômeur de longue durée ». « On ne peut pas imposer au département de participer financièrement à une expérimentation qui ne serait pas cohérente avec la politique qu’il définit librement en matière d’insertion », a défendu la rapporteure au Sénat, Frédérique Puissat (LR).

Le nombre de territoires concernés pourra dépasser le nombre initialement prévu

La commission mixte paritaire a également ouvert la voie à une augmentation dérogatoire par décret du nombre de territoires concernés par l’expérimentation, un élargissement que réclamaient beaucoup de députés et sénateurs, notamment dans les groupes socialistes.

Le texte issu de la CMP reprend par ailleurs l’ensemble des apports du Sénat en matière d’insertion par l’activité économique. Est par exemple maintenue la possibilité de déroger à titre exceptionnel, pour les salariés seniors rencontrant des difficultés particulières, à la durée maximale de 24 mois de renouvellement des CDD au-delà de l’âge de 57 ans, en complément de la faculté de conclure un « CDI inclusion senior ». Le « contrat passerelle », introduit par le Sénat, pour faciliter le recrutement en entreprises classiques de personnes en fin de parcours d'insertion, figure aussi dans le texte.

Le Sénat examinera les conclusions de la CMP le 4 novembre 2020.

Partager cet article

Dans la même thématique

Accord entre Sénat et Assemblée nationale sur les territoires zéro chômeur de longue durée
2min

Politique

Loi d’urgence agricole et débat sur les pesticides : « Il faut se ranger derrière les autorisations européennes », estime le Sénateur Franck Menonville

Co-auteur d’un texte sur la réintroduction de certains pesticides, le sénateur centriste Franck Menonville demande au gouvernement de reprendre ses dispositions dans le projet de loi d’urgence agricole qui sera présenté dans quelques semaines. Auprès de Public Sénat, l’élu rappelle que les substances concernées sont autorisées par la législation européenne.

Le

Accord entre Sénat et Assemblée nationale sur les territoires zéro chômeur de longue durée
3min

Politique

Salon de l’agriculture : « Nous avons besoin de retrouver notre souveraineté agroalimentaire qui faisait la force de notre pays » plaide Sophie Primas

Au lendemain de la visite du Premier ministre au Salon de l’agriculture, la sénatrice LR Sophie Primas appelle à replacer la production au cœur des priorités. Face à la colère persistante du monde agricole, elle plaide pour des mesures concrètes en faveur de la compétitivité, de la souveraineté alimentaire et d’une concurrence européenne plus équitable.

Le