Affaire Benalla : « il faut remettre en cause la réforme de la Constitution », selon le sénateur socialiste Rémi Féraud
Le sénateur socialiste Rémi Féraud estime que l’affaire Benalla doit remettre en cause la réforme constitutionnelle, « qui présente un risque démocratique et affaiblit les pouvoirs du Parlement face à l’exécutif. »  

Affaire Benalla : « il faut remettre en cause la réforme de la Constitution », selon le sénateur socialiste Rémi Féraud

Le sénateur socialiste Rémi Féraud estime que l’affaire Benalla doit remettre en cause la réforme constitutionnelle, « qui présente un risque démocratique et affaiblit les pouvoirs du Parlement face à l’exécutif. »  
Alexandre Poussart

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Cette affaire Benalla montre qu’il faut remettre en cause la réforme constitutionnelle, et les projets du gouvernement, qui représentent un risque démocratique », a estimé, ce lundi, le sénateur socialiste Rémi Féraud. « On ne peut plus débattre de la réforme constitutionnelle, un texte qui renforce les pouvoirs de l’exécutif », a expliqué Rémi Féraud, alors que l’examen de cette réforme a été perturbé ce week-end à l’Assemblée nationale. Notons que cette réforme de la Constitution accélère le travail du Parlement.

« Réformer la Constitution, cela doit se faire dans un climat serein »  affirme Patrick Chaize (LR)

Affaire Benalla : "Ce sera difficile de réformer la Constitution" estime le sénateur (LR) Patrick Chaize
01:09

A titre personnel, le sénateur (LR) Patrick Chaize estime également « qu’il sera difficile de réformer la Constitution dans ce contexte. Réformer la Constitution, ce n’est pas anodin, il faut un climat serein. Avec cette affaire, la révision constitutionnelle se fera par réactions et pas dans une réflexion profonde. »  

« Il faut aussi remettre en cause la loi sur les fake news »  

Le sénateur socialiste Rémi Féraud estime également « qu’il faut remettre en cause la loi sur les fake news car cette affaire Benalla a montré un besoin de transparence et de démocratie », alors que les violences d’Alexandre Benalla, lors des manifestations du 1er mai, ont été révélées grâce à des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

La proposition de loi (LREM) sur la lutte contre la manipulation de l’information doit être débattue au Sénat, en séance publique, le 26 juillet. Avant cette affaire, la commission de la Culture du Sénat avait rejeté ce texte, qu’elle juge « dangereux pour la liberté d’expression »  (lire notre article).

« Le bicamérisme est une garantie démocratique »

Alors que le Sénat a lancé sa commission d’enquête sur l’affaire Benalla, « cette commission d’enquête montre que le bicamérisme est une garantie démocratique car les oppositions (LR) et (PS) seront bien représentées dans cette commission. »  Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS) seront les co-rapporteurs de la commission d’enquête du Sénat. Les sénateurs auditionneront le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, mardi à 17h45, au lendemain de son audition à l’Assemblée nationale. La commission d’enquête va réaliser toute une série d’audition cette semaine, dont celle d’Alexis Kohler, le secrétaire général de la Présidence de la République (lire notre article).

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Affaire Benalla : « il faut remettre en cause la réforme de la Constitution », selon le sénateur socialiste Rémi Féraud
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le