Affaire Benalla « Je ne sais pas s’il est le mieux placé pour donner des leçons de moralité aux parlementaires » répond Jean-Pierre Sueur
À la sortie des trois auditions de la commission d’enquête de l’affaire Benalla, le co-rapporteur PS, Jean-Pierre Sueur a pointé du doigt une contradiction entre le permis de port d’arme accordé à Alexandre Benalla et les discours officiels affirmant qu’il n’exerçait pas de mission de police ou de sécurité ». Il répond également aux propos d’Alexandre Benalla vis-à-vis des sénateurs.

Affaire Benalla « Je ne sais pas s’il est le mieux placé pour donner des leçons de moralité aux parlementaires » répond Jean-Pierre Sueur

À la sortie des trois auditions de la commission d’enquête de l’affaire Benalla, le co-rapporteur PS, Jean-Pierre Sueur a pointé du doigt une contradiction entre le permis de port d’arme accordé à Alexandre Benalla et les discours officiels affirmant qu’il n’exerçait pas de mission de police ou de sécurité ». Il répond également aux propos d’Alexandre Benalla vis-à-vis des sénateurs.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a des efforts considérables pour nous expliquer que M. Benalla ne s’occupait que des déplacements. À un moment je me suis demandé s’il ne s’agissait qu’un agent de voyage ou s’il n’était qu’un gentil organisateur comme on dit au club Med » a relevé Jean-Pierre Sueur avant d’ajouter : « Il y a des efforts pour nous dire que non il n’exerçait pas des missions de sécurité alors nous avons toujours le permis de port d’arme dans lequel il est écrit que M. Benalla exerce des missions de police »

Pour Jean-Pierre Sueur, il y a donc « encore du flou » concernant le cadre des missions de l’ancien chargé de mission de l’Élysée. « Il y a quelque chose qui peut sembler artificiel ».

Jean-Pierre Sueur a ensuite réagi aux propos peu amènes d’Alexandre Benalla à l’égard du Sénat. « Je ne sais pas s’il est le mieux placé pour donner des leçons de moralité aux parlementaires ».

Enfin, le sénateur a pris soin de rappeler que la commission d’enquête n’interrogeait jamais quiconque sur une question qui relève de la Justice.

 

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le