Affaire Benalla : « Le masque est tombé. C’est la marche de trop pour le Sénat » estime François Patriat
François Patriat, président du groupe LREM au Sénat s’est dit « surpris » et « indigné » après la décision du bureau du Sénat de transmettre à la justice les cas d’Alexandre Benalla, Vincent Crase et de trois hauts responsables de l’Élysée.

Affaire Benalla : « Le masque est tombé. C’est la marche de trop pour le Sénat » estime François Patriat

François Patriat, président du groupe LREM au Sénat s’est dit « surpris » et « indigné » après la décision du bureau du Sénat de transmettre à la justice les cas d’Alexandre Benalla, Vincent Crase et de trois hauts responsables de l’Élysée.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je suis surpris et en même temps indigné « déclare au micro de Public Sénat François Patriat, le président du groupe LREM à la Haute assemblée, après la décision du bureau du Sénat de transmettre à la justice les cas d’Alexandre Benalla, Vincent Crase et de trois hauts responsables de l’Élysée.

« Surpris, parce que je pensais que l’intelligence pouvait l’emporter et que la mesure pouvait l’emporter. Je suis indigné parce que l’opposition nationale a utilisé l’institution du Sénat pour faire une opération de règlement de comptes politiques et politiciens. »

Et d’ajouter : « Le masque est tombé. C’est la marche de trop pour le Sénat. Aujourd’hui, de vouloir régler des comptes politiques, alors qu’on sait très bien que leur arrière-pensée est de mettre en cause l’honneur et la dignité de hauts fonctionnaires qui ne sont pas politiques, qui ont répondu avec toute franchise à la commission (…) je trouve ça d’une gravité extrême. »

« Le Sénat n’est pas là pour contrôler l’exécutif, il est là pour contrôler le gouvernement » poursuit François Patriat. « Ce n’est pas de s’instaurer comme un juge éventuel avant la justice, qui désignerait déjà les coupables alors qu’il n’a pas les éléments de preuve suffisants. »

« L’objectif ce n’était pas tellement Benalla et Monsieur Crase, c’était d’atteindre des collaborateurs du chef de l’Etat. Et ça, je trouve que c’est indigne parce que c’est de la manœuvre politicienne de bas étage. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Affaire Benalla : « Le masque est tombé. C’est la marche de trop pour le Sénat » estime François Patriat
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le