Affaire Benalla : « Nous nous sommes intéressés au bon fonctionnement de l’État » assure Philippe Bas
Invité de l’émission « Questions aux sénateurs », Philippe Bas, est revenu sur le rôle de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, dont il a été le président.

Affaire Benalla : « Nous nous sommes intéressés au bon fonctionnement de l’État » assure Philippe Bas

Invité de l’émission « Questions aux sénateurs », Philippe Bas, est revenu sur le rôle de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, dont il a été le président.
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Interrogé par des internautes sur l’affaire Benalla, lors de l’émission « Questions aux sénateurs », Philippe Bas le président de la commission d’enquête au Sénat, sur cette affaire, a déclaré : « Nous avons terminé notre travail. Nous avons remis notre rapport. Et finalement au-delà même de notre rapport, je crois que le plus important, ça a été que nous avons associé tous les Français qui ont suivi ces travaux d’enquête à notre démarche. Et ils se sont fait un jugement les uns et les autres.  Et ça, ça a une valeur pour le bon fonctionnement d’une démocratie. »

« Je suis un spécialiste du bon fonctionnement de l’État » a voulu rappeler le sénateur de la Manche, qui a souligné l’importance du rôle du Sénat dans ce contrôle.

« Le travail qu’on a fait, c’est un peu austère peut-être, mais ça a été de dire « au fond, comment est assurée la sécurité du président de la République ? ». Ce n’est pas rien. Ça nous regarde. »

Philippe Bas a insisté sur le fait que la commission d’enquête du Sénat ne s’était pas intéressée à Alexandre Benalla en particulier : « C’est une fonction fondamentale de l’État de protéger ceux qui incarnent nos institutions. Et c’est à ça que l’on s’est intéressé. Pas à Monsieur Benalla. Nous nous sommes intéressés au bon fonctionnement de l’État. »

Évoquant la personnalité de l’ancien proche collaborateur d’Emmanuel Macron, le sénateur (LR) de la Manche a déclaré : « J’ai observé dès la première audition que c’était un homme jeune mais avec une assurance qui n’était pas de son âge. Il avait beaucoup de maîtrise et de sang-froid. À la deuxième audition, je pense qu’il avait fait tellement de bêtise qu’il était lui-même gêné, il n’a pas répondu convenablement. »

Philippe Bas regrette de ne pas avoir eu « de retour du pouvoir » après le travail effectué par la commission d’enquête : « Nous étions tous prêts, nous, à continuer cette discussion. »

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