Affaire Benalla : trois nouvelles auditions au Sénat le 26 septembre
La commission d’enquête sénatoriale convoque de nouvelles personnes : des anciens responsables du GSPR et des spécialistes. D’après ses responsables, elle n’attendra pas la fin du mois de janvier pour rendre ses conclusions.

Affaire Benalla : trois nouvelles auditions au Sénat le 26 septembre

La commission d’enquête sénatoriale convoque de nouvelles personnes : des anciens responsables du GSPR et des spécialistes. D’après ses responsables, elle n’attendra pas la fin du mois de janvier pour rendre ses conclusions.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Quelle est la suite du programme ? C’est l’une des nombreuses questions qui se posent, au lendemain de trois nouvelles auditions très scrutées au Sénat : celles d’Alexandre Benalla, au cœur d’une affaire qui porte son nom, du gendarme réserviste Vincent Crase, ou encore de Yann Drouet, ancien chef de cabinet du préfet de police de Paris.

Trois personnes audionnées dans la matinée du 26 septembre

Selon nos informations, la commission souhaite encore interroger « 7 ou 8 personnes », des profils « essentiellement techniques », comme le soulignait Muriel Jourda, co-rapporteur, dans le Télégramme.

Parmi les noms que l'on connaît, il y a notamment deux anciens du GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République. Les auditions reprendront dès la semaine prochaine, selon un communiqué de la commission des lois. Les sénateurs entendront le mercredi 26 septembre :

  • à 9h30 : Michel Besnard, préfet, ancien chef du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)
  • à 10h30 : Jean-Paul Celet, préfet, ancien directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS)
  • à 11h30 : Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Le mardi 2 octobre, la commission convoque Sophie Hatt, directrice des services actifs de la police nationale, et ancienne cheffe du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

Comme les précédentes auditions, celles-ci seront publiques et ouvertes à la presse.

D’autres acteurs du dossier seront entendus

Invité de notre émission « On Va Plus Loin », mercredi soir, le co-rapporteur Jean-Pierre Sueur avait donné quelques éléments sur le profil des personnages qui seront convoqués. Il y aura « d’autres personnes qui ont été liées aux évènements que l’on connaît », avait déclaré le sénateur (PS) du Loiret, mais pas seulement. Les sénateurs veulent également questionner des juristes mais aussi des spécialistes de questions de sécurité.

Direction du cabinet présidentiel, hauts fonctionnaires, cadres de la préfecture de police, policiers d’élite ou représentants syndicaux : au total, depuis le 24 juillet, les sénateurs de la commission des Lois, dotée des pouvoirs d’une commission d’enquête, ont déjà entendu 25 personnes.

La commission d’enquête ne durera pas six mois

Autre information délivrée par les responsables de la commission d’enquête : ils n’attendront pas la fin du mois de janvier pour clôturer leurs travaux.

Lancée le 23 juillet, la commission d’enquête a une existence limitée à six mois. « À un moment, il y aura une forme de saturation », craint par exemple son président, Philippe Bas, dans les colonnes de l’Opinion ce matin. « Je pense qu’on aura assez rapidement fini de faire le tour de la question », ajoute aussi de son côté sa collègue Muriel Jourda.

Le rapport des sénateurs doit notamment établir les faits, et les dysfonctionnements administratifs survenus, lister les contradictions et surtout, délivrer une série de recommandations, sur l’encadrement des observateurs dans les opérations des forces de l’ordre ou encore sur l’organisation de la sécurité du chef de l’État.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le