Afghanistan : « Nous n’avons pas de dialogue politique avec les Talibans  », indique Jean-Yves le Drian
Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Jean-Yves Le Drian ne s’est pas montré très optimiste sur la possibilité d’un dialogue politique avec les Talibans. Il y a des principes majeurs que nous entendons voir respecter par les Talibans. Pour l’instant le compte n’y est pas », a-t-il expliqué.

Afghanistan : « Nous n’avons pas de dialogue politique avec les Talibans  », indique Jean-Yves le Drian

Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Jean-Yves Le Drian ne s’est pas montré très optimiste sur la possibilité d’un dialogue politique avec les Talibans. Il y a des principes majeurs que nous entendons voir respecter par les Talibans. Pour l’instant le compte n’y est pas », a-t-il expliqué.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Moins d’un mois après le retrait des troupes américaines en Afghanistan, quelle est la stratégie de la France vis-à-vis des Talibans ? C’est en substance, la question posée à Jean-Yves le Drian, ce mercredi, par le président du groupe d’amitié France Afghanistan, Jean-Claude Nay (centriste). « Pour préserver les vaincus du Panshir et tous les Afghans et pour rétablir notre présence séculaire dans ce pays, nous nous devons de faire jouer tous les leviers », a-t-il plaidé.

« Nous n’avons pas de dialogue politique avec les Talibans », a d’abord répondu le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. « Nous n’entretenons que des contacts opérationnels et pragmatiques pour faciliter les opérations d’évacuation de nos ressortissants mais aussi les Afghanes et les Afghans qui ont aidé l’armée française dans le passé […] et aussi les Afghanes et les Afghans qui sont menacés du fait de leur métier, de leur profession, de leur histoire, de leur combat pour le respect des libertés ».

2800 personnes ont été exfiltrées par la France en dix jours. « Et nous sommes en discussion pour savoir si lorsque l’aéroport de Kaboul sera rouvert, on pourra procéder à d’autres exfiltrations », précise Jean-Yves le Drian.

Le ministre dit « attendre des actes » de la part des Talibans. « Il y a des principes majeurs que nous entendons voir respecter par les Talibans, sur la rupture avec le terrorisme, le respect des droits humains, du droit des femmes, la libre circulation. Pour l’instant le compte n’y est pas. La composition de ce que les Talibans appellent gouvernement provisoire ne nous donne pas des signes de grand optimisme. Nous sommes soucieux des actes des Talibans avant de bouger au-delà. C’est le principe de base de la communauté internationale », a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Afghanistan : « Nous n’avons pas de dialogue politique avec les Talibans  », indique Jean-Yves le Drian
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le