Allocution d’Emmanuel Macron : « Il a pris les Français pour des imbéciles », tacle Bruno Retailleau
A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau a jugé sévèrement la prise de parole du chef de l’Etat mardi soir. « Il y a des gens qui parlent pour ne rien dire. Emmanuel Macron parle pour ne rien faire », a-t-il tancé.

Allocution d’Emmanuel Macron : « Il a pris les Français pour des imbéciles », tacle Bruno Retailleau

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau a jugé sévèrement la prise de parole du chef de l’Etat mardi soir. « Il y a des gens qui parlent pour ne rien dire. Emmanuel Macron parle pour ne rien faire », a-t-il tancé.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il a pris les Français en traître. Parce que les Français voulaient écouter les mesures sur la crise, le covid, et ils ont eu le droit à un discours de campagne. La campagne la plus chère de la Ve République puisque depuis le mois de juillet, c’est 42 annonces, 25 milliards, ça pose problème », s’agace Bruno Retailleau au lendemain de l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron.

L’annonce du report de la réforme des retraites à 2022 en est le symbole pour le sénateur. « Ça, c’était le discours de la campagne électorale et c’est la raison pour laquelle il a pris les Français pour des imbéciles. Il a dit ce qu’il allait faire dans les 5 prochaines années mais c’est autant de points et de réformes qu’il n’a pas faites durant ces 5 dernières années. Il y a des gens qui parlent pour ne rien dire. Emmanuel Macron parle pour ne rien faire », a-t-il tancé.

En ce qui concerne l’intégration de la troisième dose du passe sanitaire pour les plus de 65 ans, le sénateur de Vendée s’inquiète. « On est en train de tomber dans un régime de contrôle permanent. C’est ce qu’on voulait éviter au Sénat […] Le passe sanitaire ne peut pas être pérennisé. Le Président a dit hier soir qu’il fallait s’habituer à vivre avec le virus. On ne va pas en plus s’habituer à vivre avec le passe sanitaire ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Allocution d’Emmanuel Macron : « Il a pris les Français pour des imbéciles », tacle Bruno Retailleau
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le