Article 24 : Gérard Larcher demande à Jean Castex de renoncer à une commission indépendante
Le président LR du Sénat Gérard Larcher a demandé vendredi au Premier ministre Jean Castex de « renoncer à sa décision de nommer une commission consultative » pour réécrire l’article 24 controversé de la loi « Sécurité globale ».

Article 24 : Gérard Larcher demande à Jean Castex de renoncer à une commission indépendante

Le président LR du Sénat Gérard Larcher a demandé vendredi au Premier ministre Jean Castex de « renoncer à sa décision de nommer une commission consultative » pour réécrire l’article 24 controversé de la loi « Sécurité globale ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je demande au Premier ministre de renoncer à sa décision de nommer une commission consultative sur la proposition de loi sécurité globale en cours de discussion au Parlement. Cela va à l’encontre du fonctionnement normal de nos institutions et c’est en totale contradiction avec les droits du Parlement » écrit le président du Sénat dans un communiqué au lendemain de l’annonce par le Premier ministre de la mise en place d’une commission indépendante chargée de la réécriture de l’article 24 de la loi « Sécurité globale encadrant la diffusion d’images de policiers ».

Gérard Larcher rappelle trois articles « très clairs et très simples » de la Constitution.

- « Le Parlement vote la loi » (art. 24)

- « Les membres du Parlement et le Gouvernement ont le droit d’amendement » (art 44)

- « Tout projet ou proposition de loi est examiné successivement dans les deux assemblées en vue de l’adoption d’un texte identique » (art. 45)

« Une atteinte inacceptable aux droits du Parlement »

« C’est donc au Parlement, dans le cadre d’un débat démocratique et public, de rédiger ou réécrire les textes de loi. Ce rôle ne revient pas à une commission ou un comité d’experts de plus qui n’a aucune légitimité démocratique. Le débat parlementaire a été engagé. Il doit se poursuivre conformément à nos institutions dans la navette entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Que vient faire une commission dans cette séquence sinon porter une atteinte inacceptable aux droits du Parlement ? Le Gouvernement veut-il modifier le processus d’élaboration de la loi ? Si le Premier ministre persistait, le Président du Sénat considérerait les travaux de cette commission comme nuls et non avenus » prévient-il.

Edit 16 h 29 : Dans l’après-midi du 27 novembre, Matignon a finalement annoncé que la commission ne sera pas chargée de réécrire l’article 24.

Partager cet article

Dans la même thématique

Screenshot
5min

Politique

Au Cirque d’Hiver, Pierre-Yves Bournazel s’offre Edouard Philippe et Gabriel Attal pour relancer sa campagne

À un peu plus d’un mois du premier tour des municipales parisiennes, Pierre-Yves Bournazel a sorti l’artillerie lourde. En réunissant Édouard Philippe et Gabriel Attal sur la même scène du Cirque d’Hiver, le candidat centriste tente de redonner de l’élan à une campagne en difficulté, marquée par des sondages poussifs, un déficit de notoriété et le récent départ de son directeur de campagne. Reportage – Paris XIe

Le

Article 24 : Gérard Larcher demande à Jean Castex de renoncer à une commission indépendante
8min

Politique

OnlyFans, Mym : dans un climat parfois tendu, le Sénat vote un texte contre l’exploitation sexuelle en ligne

Le Sénat a adopté une proposition de loi de la sénatrice LR Marie Mercier, qui vise à lutter contre les « proxénètes 2.0 », qui sévissent sur les plateformes proposant des services sexuels personnalisés. Le texte a été largement modifié, avec la création d’« une nouvelle infraction inspirée de la traite des êtres humains ». Mais cette définition sera inefficace, selon la sénatrice PS Laurence Rossignol, dont les échanges avec la rapporteure Lauriane Josende ont été particulièrement tendus.

Le

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le