Au Sénat, le mercredi devient le jour des questions au gouvernement
Nouveauté de la session parlementaire : les questions d’actualité au gouvernement auront désormais lieu le mercredi. Un changement qui tranche avec ce que le Sénat avait connu ces trois dernières années.

Au Sénat, le mercredi devient le jour des questions au gouvernement

Nouveauté de la session parlementaire : les questions d’actualité au gouvernement auront désormais lieu le mercredi. Un changement qui tranche avec ce que le Sénat avait connu ces trois dernières années.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

C’est le principal rendez-vous du contrôle parlementaire de l’action du gouvernement, qui rythme chaque semaine la vie des deux assemblées. Depuis 2015, la séance de « questions d’actualité au gouvernement » au Sénat avait lieu en alternance le mardi (de 16h45 à 17h30) ou le jeudi (de 15h à 16h). Notez dans vos agendas : il n’y aura maintenant plus qu’une seule date à retenir, plus lisible : le mercredi, de 15h à 16h, un moment qui suit la traditionnelle matinée du Conseil des ministres.

Ce temps fort du Sénat sera à suivre, comme l’an dernier, en exclusivité sur Public Sénat. Ce 2 octobre marquera la première séance de questions au gouvernement (QAG) de la session ordinaire 2019-2020 du Sénat.

Ce changement d’emploi du temps au Sénat est la conséquence d’une réforme à l’Assemblée nationale, qui a décidé de fusionner ses deux séances de questions d’une heure (deux fois 15 questions) en un grand rendez-vous le mardi de 15h à 17h (26 questions). Le nouveau règlement prévoit en outre une nouvelle répartition du volume de questions. Jusqu’ici, la moitié des questions relevait de députés de la majorité, l’autre de ceux de l’opposition. À présent, les deux tiers sont réservées à l’opposition.

L’Assemblée nationale se convertit au droit de réplique, institué par le Sénat en 2015

Au Sénat, pas de changement. La répartition des quinze questions se fait toujours en fonction du poids des différentes groupes et des sénateurs non-inscrits. Dans son nouveau règlement, l’Assemblée nationale s’inspire de la réforme introduite au Sénat en 2015 : désormais un député pourra faire usage d’un droit de réplique après la réponse d’un ministre, dans la limite deux minutes qui lui sont imparties (question comprise). À l’Assemblée nationale, comme au Sénat, le temps de réponse alloué au ministre est identique, à la différence toutefois du Premier ministre, qui n’est pas tenu par une limitation.

La séance ce mercredi au Sénat sera particulière : les questions au gouvernement seront précédées d’un hommage solennel à Jacques Chirac, décédé le 26 septembre. Le président du Sénat, Gérard Larcher, délivrera un discours, suivi du Premier ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le

Photo illustration collage affiches election presidentielle de 2027
5min

Politique

Présidentielle : et si les électeurs français étaient moins indécis qu’on ne le pense ?

Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.

Le

Paris: The senate vote on an amendment of a government plan to enshrine the « freedom » to have an abortion in the French Constitution
11min

Politique

« La disparition de François Patriat nous ressoude encore plus » : confiant sur son maintien lors des sénatoriales, le groupe RDPI face à l’après Macron

Avec le décès de François Patriat, qui dirigeait le groupe macroniste depuis sa création en 2017, le RDPI, dont plus de la moitié des membres est renouvelable, aborde les sénatoriales dans des conditions très spéciales. Mais la disparition du fidèle d’Emmanuel Macron vient aujourd’hui resserrer les liens. Des questions se poseront plutôt après la présidentielle, où la « recomposition au centre » pourrait concerner le groupe, qui va avant se trouver un nouveau président. Plusieurs noms circulent.

Le