Benalla : les temps forts de l’audition de Michel Delpuech, préfet de police de Paris
Après avoir été entendu par les députés lundi, le préfet de police, Michel Delpuech avait rendez-vous au Sénat ce mercredi pour répondre à la commission d’enquête mise en place suite à l’affaire Benalla.

Benalla : les temps forts de l’audition de Michel Delpuech, préfet de police de Paris

Après avoir été entendu par les députés lundi, le préfet de police, Michel Delpuech avait rendez-vous au Sénat ce mercredi pour répondre à la commission d’enquête mise en place suite à l’affaire Benalla.
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13 h10 « Je n’ai eu aucune remontée de la part de mes services sur une situation au cours de laquelle, Monsieur Benalla aurait, par son comportement, perturbé ou mis en péril ou gêné le fonctionnement de notre institution »

« Je n’ai eu aucune remontée de la part de mes services sur une situation au cours de laquelle, Monsieur Benalla aurait, par son comportement, perturbé ou mis en péril ou gêné le fonctionnement de notre institution »
06:28

Le sénateur Patrick Kanner informe Michel Delpuech, que mardi, Gérard Collomb a déclaré qu’il pensait qu’Alexandre Benalla était policier. « Monsieur Benalla je l’ai rencontré la première fois, lors d’une réunion que j’ai présidée personnellement, et qui devait être le vendredi avant le deuxième tour de l’élection présidentielle » indique le préfet de police de Paris. « Je n’ai jamais pensé que Monsieur Benalla était policier (…) mes services savaient très bien la situation de Monsieur Benalla » déclare-t-il avant de préciser que par la suite, il l’avait croisé au cours de déplacements officiels du Président. « Pour moi c’était un collaborateur ».

« Il était interlocuteur régulier de mes équipes » informe-t-il, puis insiste : « Moi je n’ai eu, comme préfet de police, aucune remontée de la part de mes services, je dis bien aucune, sur une situation au cours de laquelle, Monsieur Benalla aurait, par son comportement, perturbé ou mis en péril ou gêné le fonctionnement de notre institution ».

« S’il y en avait eue une j’aurais sans doute alerté le directeur de cabinet » conclut

12H41 : « Il faut voir Benalla avec l’aura qui était la sienne, le 1er mai » rappelle Michel Delpuech

« Il faut voir Benalla avec l’aura qui était la sienne, le 1er mai » rappelle Michel Delpuech
02:21

Lors des opérations de maintien de l’ordre le 1er mai, place de la Contrescarpe, c’est le major Mizerski qui avait la charge d’encadrer Alexandre Benalla. « Moi, j’aurais placé à côté de M. Benalla, un responsable hiérarchique d’un autre niveau » a considéré Michel Delpuech. « Ce major, c’est un homme de 61 ans, c’est un homme qui a été terriblement éprouvé par un drame familial il y a une dizaine d’années et qui finit sa reconstruction. Moi, je me mets à sa place. Il ne faut pas voir Benalla comme on le voit aujourd’hui, mais avec l’aura qui était la sienne, le 1er mai » a-t-il ensuite rappelé.

Le major Mizerski « est là parce qu’on lui dit d’y aller comme le soldat de l’Évangile ». « Quelle est sa responsabilité ? Pour moi, il n’en a pas » a estimé le préfet Delpuech qui qualifie le major Mizerski de « victime ».

« Il n’y a pas de cran d’arrêt pour empêcher ces excès de pouvoirs » rétorque Philippe Bas

« Il n’y a pas de cran d’arrêt pour empêcher ces excès de pouvoirs » relève Philippe Bas
02:25

Une argumentation qui n’a pas convaincu Philippe Bas, le président de la commission d’enquête. « En ce qui nous concerne, nous cherchons à établir des dysfonctionnements qui sont exactement en creux ceux que vous décrivez. C'est-à-dire un collaborateur du président de la République avec un grand sentiment d’impunité (…) qui croit pouvoir prendre la place des fonctionnaires de police et de gendarmerie qui assurent des opérations de maintien de l’ordre et abuse de l’autorité qu’il exerce auprès de fonctionnaires de rangs modestes. C’est ça qui pour nous est le plus intolérable du point de vue de l’État de droit et des valeurs de la République ».

« Il n’y a pas de cran d’arrêt pour empêcher ces excès de pouvoirs » a-t-il relevé.

12 h 22 : « Si Monsieur Simonin a commis une faute, ce n’est pas de l’accueillir, c’est de ne pas en rendre compte à sa hiérarchie »

« Si Monsieur Simonin a commis une faute, ce n’est pas de l’accueillir, c’est de ne pas en rendre compte à sa hiérarchie »
04:12

Michel Delpuech, affirme qu’il ne se serait pas opposé à la présence d’Alexandre Benalla en qualité d’observateur, le 1er mai. « Si la demande m’avait été soumise, ce qui n’a pas été le cas, je ne l’aurais pas refusée » déclare-t-il. « En soit l’accueillir n’est pas une faute » rappelle-t-il.

Laurent Simonin est le policier qui aurait autorisé Benalla à être observateur lors des manifestations du 1er mai. « Si Monsieur Simonin a commis une faute, ce n’est pas de l’accueillir, c’est de ne pas en rendre compte à sa hiérarchie. Et de cela, il lui a été fait le reproche qui convenait, sous forme d’admonestation verbale par son directeur. C’est un défaut de rendre compte » explique Michel Delpuech qui insiste : « On ne pouvait pas aller sur un terrain disciplinaire au-delà ».

Selon le préfet de police de Paris, « la grave faute qu’il a commis », est celle du « 18 juillet au soir », le fait « d’être allé chercher la vidéo pour l’amener à Monsieur Benalla ». « Ça n’enlève en rien les mérites qu’il a eus par ailleurs » souligne-t-il. « C’est comme un grand footballeur, il peut avoir marqué trois buts lors d’un match formidable, mais si deux mois après il commet quelque chose de dramatique, c’est l’un et c’est l’autre ».

Michel Delpuech évoque les mérites du contrôleur général Simonin, mais souligne son erreur. « Et c’est là où j’ai évoqué le copinage malsain. C’est de penser qu’on peut comme ça, en oubliant les règles hiérarchiques et les principes, organiser les choses ».

12H15 : « Le débordement n’est pas le fait d’un personnel placé sous mon autorité »

Benala : « Le débordement n’est pas le fait d’un personnel placé sous mon autorité » justifie Michel Delpuech
02:43

Comme devant les députés, le préfet Delpech a justifié sa décision de ne pas avoir saisi l’IGPN une fois les images du 1er mai, place de la Contrescarpe, portées à sa connaissance. « Le débordement, la faute, le manquement, le dérapage personnel… Il n’est pas le fait d’un personnel placé sous mon autorité ».

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