Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a pris ses distances avec la position exprimée par l’Insoumis Manuel Bompard, qui se dit prêt à voter les motions d’où qu’elles viennent.
Boris Vallaud (PS) refuse de voter en faveur d’une motion de censure déposée par le RN
Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a pris ses distances avec la position exprimée par l’Insoumis Manuel Bompard, qui se dit prêt à voter les motions d’où qu’elles viennent.
Par Public Sénat
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« Non. » Avant même la fin de la question, le socialiste Boris Vallaud s’est prononcé, ne laissant la place à aucune hésitation. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, invité d’Audition publique, l’émission politique hebdomadaire de Public Sénat et LCP-Assemblée nationale, en partenariat avec Le Figaro Live, refuse de soutenir pour sa part une éventuelle motion de censure déposée par le groupe du Rassemblement national.
Sur cette question, les groupes de la NUPES vont devoir arrêter une stratégie, alors que rôde l’ombre d’un recours à l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le budget. « Moi je ne ferai pas avec l’extrême droite », a-t-il assuré. Sa position se distingue de celle du député La France Insoumise, Manuel Bompard. Au Journal du dimanche, ce proche de Jean-Luc Mélenchon a déclaré qu’à « titre personnel, il votera « toutes les motions de censure », s’il est « d’accord sur le contenu ».
Cette différence d’approches au sein de la NUPES s’est illustrée à un autre moment de l’émission au sujet du travail. Cette thématique a été l’occasion de passes d’armes interposées entre le communiste Fabien Roussel, qui promeut la « gauche du travail, et pas des allocs », et l’écologiste Sandrine Rousseau, qui voit dans le travail une « valeur de droite ». Le patron des députés PS a contesté, quant à lui, que le travail soit une valeur de droite. « La valeur travail elle est d’abord contingente. Il n’y a pas de valeur travail sans travail de valeur », a-t-il expliqué. « Quand vous ne vivez pas de votre travail, que vous êtes maltraité, que vous avez une carrière hachée, que votre boulot n’a pas beaucoup de sens, la valeur travail, elle est loin […] Nous, on plaide pour le travail digne et porteur de sens. »
La journée de manifestation du 6 octobre a fait le tour des médias internationaux. Entre des inquiétudes sur la situation financière et budgétaire de la France et une véritable attention aux revendications des lycéens, la presse internationale offre un regard particulier sur la mobilisation de la jeunesse.
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».