Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a pris ses distances avec la position exprimée par l’Insoumis Manuel Bompard, qui se dit prêt à voter les motions d’où qu’elles viennent.
Boris Vallaud (PS) refuse de voter en faveur d’une motion de censure déposée par le RN
Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a pris ses distances avec la position exprimée par l’Insoumis Manuel Bompard, qui se dit prêt à voter les motions d’où qu’elles viennent.
« Non. » Avant même la fin de la question, le socialiste Boris Vallaud s’est prononcé, ne laissant la place à aucune hésitation. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, invité d’Audition publique, l’émission politique hebdomadaire de Public Sénat et LCP-Assemblée nationale, en partenariat avec Le Figaro Live, refuse de soutenir pour sa part une éventuelle motion de censure déposée par le groupe du Rassemblement national.
Sur cette question, les groupes de la NUPES vont devoir arrêter une stratégie, alors que rôde l’ombre d’un recours à l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le budget. « Moi je ne ferai pas avec l’extrême droite », a-t-il assuré. Sa position se distingue de celle du député La France Insoumise, Manuel Bompard. Au Journal du dimanche, ce proche de Jean-Luc Mélenchon a déclaré qu’à « titre personnel, il votera « toutes les motions de censure », s’il est « d’accord sur le contenu ».
Cette différence d’approches au sein de la NUPES s’est illustrée à un autre moment de l’émission au sujet du travail. Cette thématique a été l’occasion de passes d’armes interposées entre le communiste Fabien Roussel, qui promeut la « gauche du travail, et pas des allocs », et l’écologiste Sandrine Rousseau, qui voit dans le travail une « valeur de droite ». Le patron des députés PS a contesté, quant à lui, que le travail soit une valeur de droite. « La valeur travail elle est d’abord contingente. Il n’y a pas de valeur travail sans travail de valeur », a-t-il expliqué. « Quand vous ne vivez pas de votre travail, que vous êtes maltraité, que vous avez une carrière hachée, que votre boulot n’a pas beaucoup de sens, la valeur travail, elle est loin […] Nous, on plaide pour le travail digne et porteur de sens. »
Alors que se tient le congrès de l’Association des maires de France fin novembre, la candidature du président sortant, David Lisnard, est mise à mal. La gauche et le centre l’accusent d’un « mélange des genres », pour celui qui brigue aussi l’Elysée. Et les maires de gauche ne devraient pas se priver de voter pour le centriste Philippe Laurent, qui « pense que l’AMF est en danger ». S’il est réélu, l’entourage de David Lisnard assure qu’il se « mettra en retrait » de l’AMF et « il y aura une direction collégiale temporaire ».
La semaine dernière, Didier Guérin, président de chambre honoraire à la Cour de cassation, a relancé le débat sur la légalité de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Dans les colonnes du Monde, ce haut magistrat a affirmé que la députée RN était actuellement inéligible tant que la Cour de cassation n’a pas rendu sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens de son parti. Les avocats de Marine Le Pen ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature au sujet de Didier Guérin. Explications
Au Sénat comme à l’Assemblée, les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à « renforcer la lutte contre les discours incitant à la haine et aux actes racistes et xénophobes » via l’interdiction de la théorie du grand remplacement. Si, pour certains, cette proposition est « redondante » par rapport aux outils juridiques déjà existants, elle semble utile pour « faciliter les condamnations ».
Sur les 3700 lycées, 41 étaient bloqués ce lundi matin, jour de rentrée des vacances de la Toussaint, selon le ministère de l’Education nationale. Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à reprendre les blocages malgré les annonces du gouvernement, la semaine dernière. Le Premier ministre se dit prêt à recevoir à nouveau les lycéens.