Bruno Retailleau : « Ce n’est pas la chloroquine qui tue, c’est la pandémie »
Fervent défenseur des travaux du médiatique professeur Raoult, Bruno Retailleau a réagi à la décision du gouvernement d’abroger les dispositions dérogatoires autorisant la prescription de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19.

Bruno Retailleau : « Ce n’est pas la chloroquine qui tue, c’est la pandémie »

Fervent défenseur des travaux du médiatique professeur Raoult, Bruno Retailleau a réagi à la décision du gouvernement d’abroger les dispositions dérogatoires autorisant la prescription de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Une étude publiée dans la revue médicale The Lancet la semaine dernière a pointé les risques et l’inefficacité de l’hydroxychloroquine pour traiter les malades du coronavirus. Conséquence quasi immédiate en France, un décret publié aujourd’hui dans le Journal Officiel abroge les dispositions dérogatoires autorisant la prescription de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19.

« Il y a beaucoup d’études. Il y a d’ailleurs la fameuse étude dans la vie réelle du professeur Raoult avec un taux de mortalité qui est très faible 0,5% (…) Il y a plein d’études de par le monde. Il y a des études négatives et positives » a relativisé le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau à la sortie des questions d’actualité au gouvernement.

Le sénateur de Vendée distingue ce qu’il appelle « des études sur papier », « les big datas » et d’autres « dans la vie réelle » qui ont sa préférence. « Je pense que le débat n’est pas clos (…)  Il y a plus de 3000 patients qui ont été traités à Marseille avec des résultats (…) Au bout du bout, ce qui départagera les uns et les autres, c’est le nombre de morts ».

Bruno Retailleau a pris soin de rappeler qu’il avait toujours été favorable « à la prescription médicale de ce médicament. « Cette molécule, ça fait 80 ans qu’elle existe, elle traite le paludisme. Elle a été utilisée par des millions d’êtres humains dans le monde et on en connaît parfaitement les contre-indications. « Ce n’est pas la chloroquine qui tue, c’est la pandémie » a-t-il jugé.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Bruno Retailleau : « Ce n’est pas la chloroquine qui tue, c’est la pandémie »
4min

Politique

« D’ici 2050, on aura peut-être des guerres de l’eau », alerte ce chercheur

L’eau est l’un des sujets de préoccupation majeurs des années à venir. Disponibilité de la ressource, partage des usages... Si la France bénéficie encore d’un régime de précipitations relativement abondant, le dérèglement climatique a largement perturbé les cycles de l’eau. Comment assurer un accès à la ressource pour tous ? La raréfaction de l’eau va-t-elle entraîner une baisse de sa qualité ? Dans la nouvelle émission de prospective de Public Sénat, Agenda 2050, Marie Drucker et ses invités esquissent des pistes pour éviter que l’eau ne vienne à manquer.

Le

photo eau
2min

Politique

Agenda 2050 : l’eau une ressource sous pression, d’où viennent nos chiffres ?

Vous avez regardé l’émission « Agenda 2050 : l’eau, une ressource sous pression », présentée par Marie Drucker ? Retrouvez l’ensemble des sources sur lesquelles nous nous sommes appuyés pour réaliser cette émission consacrée à la disponibilité de la ressource en eau en France, aujourd’hui et aux prévisions à l’horizon 2050.

Le

Saint Michael’s Day celebrations in Menton
7min

Politique

Propos antisémites attribués à Jordan Bardella : comment a procédé Médiapart pour apporter de nouvelles preuves ?

Mediapart a publié jeudi des éléments d'authentification qualifiés de « scientifiques » des messages antisémites datant de 2013, attribués à Jordan Bardella, grâce à une extraction d'archives Facebook, certifiée par un huissier. Le président du RN a de nouveau démenti être l'auteur, mais sa défense devient délicate, selon des experts.

Le