Cabinets de conseil : Stanislas Guérini présentera « un nouveau cadre » dans « les prochaines semaines »
Invité de notre matinale, Stanislas Guérini est revenu sur le recours aux prestations de conseils par les administrations publiques. Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques a annoncé qu’il allait présenter un « cadre » en reprenant certaines les recommandations du Sénat.

Cabinets de conseil : Stanislas Guérini présentera « un nouveau cadre » dans « les prochaines semaines »

Invité de notre matinale, Stanislas Guérini est revenu sur le recours aux prestations de conseils par les administrations publiques. Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques a annoncé qu’il allait présenter un « cadre » en reprenant certaines les recommandations du Sénat.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le 21 juin dernier, Éliane Assassi (PCF) et Arnaud Bazin (LR) présentaient leur proposition de loi pour encadrer le recours aux cabinets de conseil dans les politiques publiques, suite aux travaux menés par la commission d’enquête du Sénat. « C’est une proposition que je prends très au sérieux », explique le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guérini, qui affirme avoir « lu avec beaucoup d’attention le rapport des sénateurs », qui « formulait beaucoup de propositions », dont certaines que le ministre entend « reprendre » : « Je présenterai ce nouveau cadre dans les prochaines semaines et présenterai ma position sur la proposition de loi du Sénat. » Stanislas Guérini a d’ailleurs confié qu’il rencontrerait Éliane Assassi et Arnaud Bazin, respectivement rapporteure et président de la commission d’enquête du Sénat, « très prochainement. »

» Voir notre documentaire : Cabinets de conseil, l’Etat sous influence ?

Le gouvernement ne devrait donc pas reprendre telle quelle la proposition de loi transpartisane du Sénat, mais « certaines » de leurs propositions dans un accord-cadre. « Il y a beaucoup d’éléments sur lesquels on se retrouvera avec les sénateurs, voilà un sujet sur lequel on peut avancer ensemble », assure Stanislas Guérini. Sur le fond, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques ne veut pas exclure le recours aux prestations de conseil : « Il y a besoin que l’Etat puisse s’appuyer sur des acteurs extérieurs. » Stanislas Guérini reconnaît tout de même qu’il faut « formuler un cadre », et « surtout réarmer notre Etat avec des compétences en interne. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: PY Bournazel reunion publique campagne municipale Paris
7min

Politique

Municipales : faute d’implantation locale, Renaissance contraint de faire profil bas

La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.

Le

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le