Concentration des médias : la commission d’enquête du Sénat commence ses auditions la semaine prochaine
Le président de la commission d’enquête sénatoriale sur la concentration des médias, le centriste Laurent Lafon, a précisé sur Public Sénat que les auditions se dérouleraient sur les mois de décembre, janvier et février, pour laisser place à la rédaction du rapport en mars 2022.

Concentration des médias : la commission d’enquête du Sénat commence ses auditions la semaine prochaine

Le président de la commission d’enquête sénatoriale sur la concentration des médias, le centriste Laurent Lafon, a précisé sur Public Sénat que les auditions se dérouleraient sur les mois de décembre, janvier et février, pour laisser place à la rédaction du rapport en mars 2022.
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La commission d’enquête sur la concentration des médias veut aller vite. Son président, Laurent Lafon (Union centriste), élu ce 24 novembre au cours de la première réunion d’installation (comme nous l’avions annoncé la semaine dernière), a donné à notre micro quelques éléments de réponse sur le calendrier de travail, mais aussi le profil des personnalités qui seront amenées à s’exprimer sous serment dans les prochains mois. « Nous nous sommes donné pour objectif de terminer avant le 1er tour de l’élection présidentielle, c’est-à-dire fin mars […] Ça va être intense car notre objectif est d’écouter le plus grand nombre de personnes possible, d’avoir un spectre d’auditions très large. On va commencer assez rapidement au mois de décembre », a annoncé le sénateur du Val-de-Marne.

Les auditions seront organisées de décembre à février, et le mois de mars sera consacré à la synthèse des travaux et notamment la rédaction du rapport de David Assouline. Le sénateur, membre du groupe socialiste à l’origine de la création de la commission d’enquête, a été nommé rapporteur.

Premières auditions le 30 novembre

Les sénateurs veulent d’abord éclairer leur réflexion par des auditions d’experts. Le 30 novembre, la commission réunit lors d’une table ronde plusieurs universitaires : Nathalie Sonnac, professeur des universités, Paris II - Panthéon-Sorbonne-Assas, ancienne membre du collège du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Olivier Bomsel, professeur à Mines Paris-Tech, directeur de la chaire sur l’économie des médias et des marques et Julia Cagé, de Sciences Po Paris.

Le 2 décembre, le président-directeur général du groupe Les Échos – Le Parisien Pierre Louette (par ailleurs président de l’Alliance de la presse d’information politique et générale) sera auditionné par les sénateurs. Ils prévoient d’entendre le même jour Jean-Baptiste Gourdin, directeur général de la Direction générale des médias et des industries culturelles du ministère de la Culture.

Des interrogations sur le traitement de l’information et le cadre législatif

Selon Laurent Lafon, les profils d’intervenants seront variés : responsables de chaînes et propriétaires de médias, représentation de l’administration (comme l’Inspection des finances et l’Inspection des affaires culturelles, missionnées début novembre sur la question des rachats de médias), ou encore représentants de journalistes. « Une des interrogations que nous avons, c’est : dans quelle mesure l’information peut être affectée par ces phénomènes de concentration. Ce sont des points que nous voulons vérifier », détaille le président.

La commission d’enquête veut comprendre les « ressorts de ces regroupements », mais aussi, et le point est qualifié de « fondamental » par le président Lafon, observer « quelles sont les répercussions » sur notre démocratie, en termes de pluralisme d’opinions notamment. « Je pense que ce n’est pas seulement un problème d’ordre technique ou administratif, c’est un problème d’ordre démocratique », a insisté le sénateur.

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