Coronavirus : Bruno Retailleau dénonce un État « omniprésent et impotent »
À l’issue des questions d’actualité du Sénat, le président du groupe LR, Bruno Retailleau est revenu sur le projet du gouvernement de mettre en place une application pour smartphones appelée : « StopCovid ».

Coronavirus : Bruno Retailleau dénonce un État « omniprésent et impotent »

À l’issue des questions d’actualité du Sénat, le président du groupe LR, Bruno Retailleau est revenu sur le projet du gouvernement de mettre en place une application pour smartphones appelée : « StopCovid ».
Simon Barbarit

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Dans le journal Le Monde, Olivier Veran et Cédric O ont indiqué être en train de réfléchir à une application de « contact tracing » destinée à « limiter la diffusion du virus en identifiant des chaînes de transmission ».
« Ce que j’ai compris (…) c’est qu’elle repose sur une technologie très peu intrusive et sur la base du volontariat. Moi, ce que je pense (…) C’est qu’il ne faut écarter aucune modalité pour la sortie de ce confinement » a commenté le sénateur LR de Vendée. Toutefois, le sénateur de Vendée estime que cette technologie doit s’accompagner « de garanties ». « Aucune application numérique ne peut être utile si vous ne généralisez pas le port des masques et si vous ne dépistez pas de façon massive » a-t-il mis en garde.

Bureaucratisation de l'État

Au sujet du changement de doctrine du gouvernement sur le port des masques, Bruno Retailleau souligne « que la gestion de la crise a été inspirée par la pénurie, beaucoup plus que par des bonnes pratiques ». Le président du groupe LR a une nouvelle fois dénoncé « la bureaucratisation de l’État », notamment en ce qui concerne l’autorisation, trop tardive selon lui, donnée aux laboratoires d’analyses départementaux de pratiquer des tests de dépistage du Covid-19. « Une des leçons de la crise (…) En France, on a un État omniprésent mais aussi impotent » a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le