Coronavirus : Patrick Kanner veut que la commission d’enquête du Sénat débute « fin mai ou début juin »
La commission d’enquête du Sénat sur la crise liée à l’épidémie de Covid-19 en France aura pour objectif « d’expliquer aux Français comment tout cela a été géré », souligne le président du groupe PS du Sénat.

Coronavirus : Patrick Kanner veut que la commission d’enquête du Sénat débute « fin mai ou début juin »

La commission d’enquête du Sénat sur la crise liée à l’épidémie de Covid-19 en France aura pour objectif « d’expliquer aux Français comment tout cela a été géré », souligne le président du groupe PS du Sénat.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Il veut y voir plus clair. Le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, souhaite que la commission d’enquête sur la crise sanitaire liée au coronavirus, décidée la semaine dernière à la Haute assemblée, se mette en place « au plus vite ».

« Ordres et contre-ordres, imprécisions et parfois même un peu d’amateurisme »

« Elle a été décidée dans son principe le mercredi 29 avril. Une proposition de résolution va être adoptée dans les prochains jours pour que nous puissions la créer. (…) Je souhaite qu’elle se mette au travail dès la fin du mois de mai ou au plus tard début juin » a affirmé Patrick Kanner, interrogé sur Public Sénat avant le débat sur le déconfinement, ce lundi 4 mai.

Cette commission d’enquête, composée exceptionnellement de « 36 sénateurs au lieu des 21 habituels », aura pour objectif « d’expliquer aux Français comment tout cela a été géré ». « Pouvions nous faire mieux ? (…) Je sais que c’est difficile. Mais ces ordres et contre-ordres, ces imprécisions et parfois même un peu d’amateurisme sur certains sujets, nécessitent que le Parlement fasse son travail de contrôle » souligne le chef de file des sénateurs socialistes.

Faut-il reporter le déconfinement prévu le 11 mai ?

Au sujet du débat sur le déconfinement, « il y a de fortes chances que la majorité du groupe PS votera contre », car les sénateurs PS ne veulent pas un déconfinement qui se ferait « n’importe comment ».

« On reste dans cette forme d’improvisation, que je qualifierais presque de mortifère » estime Patrick Kanner, « on voit bien que l’édifice du déconfinement n’est pas aujourd’hui solide ». Au point, selon le sénateur PS du Nord, de se demander s’« il ne faut pas reporter la date (du déconfinement) dans ce cas », pour le moment prévue au 11 mai.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the 2026 municipal elections
10min

Politique

Municipales 2026, une élection de contorsionnistes

Les élections municipales sont marquées par un décalage entre les principes énoncés par les partis et la réalité. Les accords PS/LFI renvoient les deux formations à leurs propres contradictions. Chez LR, Bruno Retailleau veut faire « battre » le RN, mais joue l’ambiguïté à Nice, face à Eric Ciotti, allié du RN. Renaissance est plus au clair sur les alliances, mais ferme les yeux quand les LR, à qui ils sont alliés, peuvent profiter des voix d’extrême droite, comme celles de Sarah Knafo à Paris.

Le

France – Politics – Municipal – Elections – Illustration
3min

Politique

Municipales 2026 : à Marseille, une triangulaire aux allures de duel entre la gauche et le RN 

Le Rassemblement National arrivera-t-il à s’offrir la deuxième plus grande ville de France ? A Marseille, le maire sortant Benoît Payan est arrivé en tête du premier tour des élections municipales (36.69%), mais Franck Allisio, le candidat RN, le suit de très près (35.02%). Martine Vassal, la candidate de la droite et du centre, sera elle aussi présente au second tour, contrairement au candidat insoumis Sébastien Delogu, qualifié mais qui a décidé de se retirer.

Le