Coupures de courant : « Il nous reste très peu de temps », alerte le sénateur Daniel Gremillet
Le président du groupe d’études « énergie » au Sénat estime que la situation est actuellement « très tendue » en France. Il appelle le gouvernement à aller « encore plus loin » dans la préparation, pour éviter d’éventuelles conséquences en cascade après d’éventuels délestages sur le réseau.

Coupures de courant : « Il nous reste très peu de temps », alerte le sénateur Daniel Gremillet

Le président du groupe d’études « énergie » au Sénat estime que la situation est actuellement « très tendue » en France. Il appelle le gouvernement à aller « encore plus loin » dans la préparation, pour éviter d’éventuelles conséquences en cascade après d’éventuels délestages sur le réseau.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le réseau électrique ne tiendra probablement qu’à un fil. Confrontée à un nombre record d’indisponibilités de ses réacteurs nucléaires, la France aborde l’hiver avec appréhension. Son approvisionnement électrique dépendra des conditions météorologiques et des livraisons des pays voisins. Le risque de coupures localisées et temporaires n’est pas exclu, et pourrait avoir des conséquences dommageables. Hier, devant la commission des affaires économiques, la directrice générale d’Orange, Christel Heydemann, a mis en garde contre l’indisponibilité des numéros d’urgence en de pareilles circonstances.

« Il faut être très clair, la situation est très tendue en France », admet le sénateur (LR), Daniel Gremillet, le président du groupe d’études énergie. « Ce qui a été évoqué là en débat à la commission des affaires économiques nous montre l’effet domino. Si vous avez un délestage pendant deux heures sur un secteur, l’effet domino peut aller bien plus loin que ce seul secteur-là. » Selon le sénateur des Vosges, l’exécutif doit poursuivre ses travaux, en cas de mois de janvier ou de février délicat sur le front de l’électricité.

« On a un mois pour gérer le problème des numéros d’urgence »

Matignon a d’ores et déjà adressé une circulaire à l’ensemble des préfets, qui préconise les actions à tenir en cas de difficultés sur le réseau électrique. Les représentants de l’État devront notamment réaliser un travail de cartographie, en cas de menace sur les télécommunications, et notamment la possibilité de joindre les secours.

« On a un mois pour gérer le problème des numéros d’urgence, des secours, et puis du phénomène de dominos par rapport à la conséquence du délestage d’un secteur », prévient Daniel Gremillet. En clair, un délestage local pourrait avoir « des conséquences sur un territoire plus vaste, quand tout est interconnecté ». Les communications et les transports en sont un exemple. « Il nous faut l’anticiper, il nous reste très peu de temps. » Selon lui, le gouvernement doit aller « encore plus loin et plus financement dans cette perspective de délestage, qui évite le black-out ».

Le futur rapporteur du projet de loi relatif à la construction de nouvelles installations nucléaires, qui arrivera au Parlement l’an prochain, pointe la responsabilité des choix passés, dans cet hiver de tous les dangers. « On n’a pas préparé l’avenir de notre pays en termes d’énergie pilotable », dénonce-t-il.

À lire aussi » Les instructions d’Élisabeth Borne aux préfets en cas de délestage électrique programmé

Partager cet article

Dans la même thématique

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le

EdouardBalladur
6min

Politique

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans 

Edouard Balladur, Premier ministre de mars 1993 à mai 1995, est décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans. Secrétaire général de l’Elysée sous Pompidou, député, ministre de l’Economie et des finances, c’est surtout son passage à Matignon lors de la deuxième cohabitation qu’Édouard Balladur affirmera son statut d’homme d’Etat. Après son échec au premier tour de la présidentielle de 1995 sur fond de division de la droite, il ne parviendra jamais à revenir au premier plan du paysage politique, mais demeurera une personnalité incontournable de la Vème République.

Le

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le