Coupures de courant : « Il nous reste très peu de temps », alerte le sénateur Daniel Gremillet
Le président du groupe d’études « énergie » au Sénat estime que la situation est actuellement « très tendue » en France. Il appelle le gouvernement à aller « encore plus loin » dans la préparation, pour éviter d’éventuelles conséquences en cascade après d’éventuels délestages sur le réseau.

Coupures de courant : « Il nous reste très peu de temps », alerte le sénateur Daniel Gremillet

Le président du groupe d’études « énergie » au Sénat estime que la situation est actuellement « très tendue » en France. Il appelle le gouvernement à aller « encore plus loin » dans la préparation, pour éviter d’éventuelles conséquences en cascade après d’éventuels délestages sur le réseau.
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Le réseau électrique ne tiendra probablement qu’à un fil. Confrontée à un nombre record d’indisponibilités de ses réacteurs nucléaires, la France aborde l’hiver avec appréhension. Son approvisionnement électrique dépendra des conditions météorologiques et des livraisons des pays voisins. Le risque de coupures localisées et temporaires n’est pas exclu, et pourrait avoir des conséquences dommageables. Hier, devant la commission des affaires économiques, la directrice générale d’Orange, Christel Heydemann, a mis en garde contre l’indisponibilité des numéros d’urgence en de pareilles circonstances.

« Il faut être très clair, la situation est très tendue en France », admet le sénateur (LR), Daniel Gremillet, le président du groupe d’études énergie. « Ce qui a été évoqué là en débat à la commission des affaires économiques nous montre l’effet domino. Si vous avez un délestage pendant deux heures sur un secteur, l’effet domino peut aller bien plus loin que ce seul secteur-là. » Selon le sénateur des Vosges, l’exécutif doit poursuivre ses travaux, en cas de mois de janvier ou de février délicat sur le front de l’électricité.

« On a un mois pour gérer le problème des numéros d’urgence »

Matignon a d’ores et déjà adressé une circulaire à l’ensemble des préfets, qui préconise les actions à tenir en cas de difficultés sur le réseau électrique. Les représentants de l’État devront notamment réaliser un travail de cartographie, en cas de menace sur les télécommunications, et notamment la possibilité de joindre les secours.

« On a un mois pour gérer le problème des numéros d’urgence, des secours, et puis du phénomène de dominos par rapport à la conséquence du délestage d’un secteur », prévient Daniel Gremillet. En clair, un délestage local pourrait avoir « des conséquences sur un territoire plus vaste, quand tout est interconnecté ». Les communications et les transports en sont un exemple. « Il nous faut l’anticiper, il nous reste très peu de temps. » Selon lui, le gouvernement doit aller « encore plus loin et plus financement dans cette perspective de délestage, qui évite le black-out ».

Le futur rapporteur du projet de loi relatif à la construction de nouvelles installations nucléaires, qui arrivera au Parlement l’an prochain, pointe la responsabilité des choix passés, dans cet hiver de tous les dangers. « On n’a pas préparé l’avenir de notre pays en termes d’énergie pilotable », dénonce-t-il.

À lire aussi » Les instructions d’Élisabeth Borne aux préfets en cas de délestage électrique programmé

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