Covid-19 : le gouvernement s’oriente vers un débat jeudi à l’Assemblée et au Sénat
Le premier ministre a évoqué ce mardi matin, lors du petit déjeuner de la majorité, l’idée d’organiser un débat au Parlement au nom de l’article 50-1 de la Constitution. Il pourrait être suivi d’un vote. L’examen du projet de loi sur l’état d’urgence, prévu mercredi au Sénat, serait reporté. On évoque jeudi soir.

Covid-19 : le gouvernement s’oriente vers un débat jeudi à l’Assemblée et au Sénat

Le premier ministre a évoqué ce mardi matin, lors du petit déjeuner de la majorité, l’idée d’organiser un débat au Parlement au nom de l’article 50-1 de la Constitution. Il pourrait être suivi d’un vote. L’examen du projet de loi sur l’état d’urgence, prévu mercredi au Sénat, serait reporté. On évoque jeudi soir.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Consulter, débattre, trancher. Face à la seconde vague de Covid-19 et la possibilité d’un retour du confinement, l’exécutif entend maintenant en débattre devant la représentation nationale. Le gouvernement s’oriente vers l’organisation d’un débat au Parlement. Un débat au nom de l’article 50-1 de la Constitution, a appris publicsenat.fr de sources gouvernementale et parlementaire.

« Le premier ministre a évoqué le recours à l’article 50-1 devant l’Assemblée et le Sénat, ce matin, lors du petit déjeuner de la majorité » confie-t-on. Petit déjeuner où, par ailleurs, on ne petit-déjeune plus pour cause de Covid-19. Ce débat serait organisé jeudi matin devant les députés, puis jeudi après-midi avec les sénateurs. Selon l’article 50-1, le débat peut « faire l'objet d'un vote sans engager la responsabilité » du gouvernement. Un vote pourrait bien avoir lieu, mais cela reste encore à confirmer.

« Créer du consensus »

L’idée pour l’exécutif est de tenter de « créer du consensus » et d’avancer dans la transparence, alors que l’opposition reproche au gouvernement de décider seul. L’idée de ce débat avait été demandé le 15 octobre par les présidents des groupes PS de l’Assemblée et du Sénat, Valérie Rabault et Patrick Kanner (lire ici).

Autre changement : l’éventualité d’un report de l’examen du projet de loi sur l’état d’urgence sanitaire, prévu mercredi, en fin d’après-midi et en soirée, au Sénat. Les sénateurs pourraient finalement commencer l'examen de ce texte jeudi en fin de journée et peut-être le poursuivre vendredi. Le projet de loi a déjà été adopté par les députés le week-end dernier. Son adoption définitive est nécessaire pour instaurer l’état d’urgence.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le

France Wildfires
2min

Politique

La France a demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’UE : en quoi consiste ce dispositif ?

Face à la multiplication des feux en France, en particulier en Gironde et dans les Landes, le président de la République Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile européen hier soir. Déjà utilisé par le passé à Mayotte ou en Ukraine, ce dispositif permet « de proposer une réponse d’urgence » face aux incendies sur le sol européen.

Le

France Extreme Weather Heat
3min

Politique

Incendie au Cap-Ferret : 10 000 hectares parcourus, 80 maisons brûlées et 40 000 personnes évacuées, « le feu continue de progresser », annonce Laurent Nuñez

Le ministre de l’Intérieur a fait un point de situation, ce vendredi matin, sur « le plus feu gros de la saison » qui menace dangereusement le Cap-Ferret, en Gironde. « Le feu n’est pas maitrisé et continue de progresser », alerte Laurent Nuñez. Au total, 50 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, « quasiment trois fois » plus que l’an dernier.

Le