Cyberharcèlement : Jean-Michel Blanquer recevra « l’ensemble des responsables des réseaux sociaux » lundi prochain
Interrogé par la sénatrice socialiste Claudine Lepage sur la vague de cyberharcèlement subie par les élèves de 6e à la rentrée, le ministre de l’Education national a indiqué qu’il recevrait lundi « l’ensemble des responsables de plateformes de réseaux sociaux » lundi prochain pour écouter leurs propositions.

Cyberharcèlement : Jean-Michel Blanquer recevra « l’ensemble des responsables des réseaux sociaux » lundi prochain

Interrogé par la sénatrice socialiste Claudine Lepage sur la vague de cyberharcèlement subie par les élèves de 6e à la rentrée, le ministre de l’Education national a indiqué qu’il recevrait lundi « l’ensemble des responsables de plateformes de réseaux sociaux » lundi prochain pour écouter leurs propositions.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Brigade contre les 2010 », « anti 2010 », « contre 2010 »… Ces hashtags visant les nouveaux élèves de 6ème nés en 2010 ont fleuri sur les réseaux sociaux à la rentrée. Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la sénatrice PS Claudine Lepage, membre de la mission d’information sur le harcèlement scolaire, qui rendra ses conclusions jeudi, n’a donc pas manqué d’interroger Jean-Michel Blanquer sur les actions que comptait mener le ministère pour y mettre fin.

Le ministre a d’abord rappelé qu’il avait réagi la semaine dernière en lançant le hashtag « bienvenue aux 2010 », afin d’aller « dans le sens de la bienveillance et de l’intégration des élèves de 6ème ». Pour lutter contre le cyberharcèlement, depuis la rentrée 2021 le programme « pHARE » est généralisé dans tous les établissements. Il conduit à la formation des professeurs à ce sujet et la mise en place de référent anti-harcèlement. « De même, nous responsabilisons les élèves avec des ambassadeurs contre le harcèlement dans tous les établissements, avec des formations pour ces élèves », a-t-il ajouté.

Le ministre a reconnu être confronté « à des limites » en ce qui concerne la lutte contre le cyberharcèlement. « J’ai donc invité l’ensemble des responsables de plateformes des réseaux sociaux lundi prochain de façon à écouter les propositions qu’ils nous font. Je serais en présence du président du CSA, Roch-Olivier Maistre, qui a des compétences en matière de sanctions des acteurs de l’audiovisuel comme des plateformes de réseaux sociaux. Nous avons une idée, très clair et très précises sur la nécessité d’encadrer beaucoup plus ce qui se passe pour les jeunes sur les plateformes » a-t-il annoncé avant de souligner qu’il serait aussi très attentif aux propositions que fera le Sénat, cette semaine.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le