Déconfinement : « Il y a un problème de méthode entre l’État et les collectivités » selon Jean-Marie Bockel
Le sénateur centriste du Haut Rhin et président de la délégation aux collectivités Jean-Marie Bockel réclame une meilleure articulation entre l’État et les collectivités locales. Sa délégation va aussi, en partenariat avec les associations d’élus, faire douze propositions au gouvernement à ce sujet.

Déconfinement : « Il y a un problème de méthode entre l’État et les collectivités » selon Jean-Marie Bockel

Le sénateur centriste du Haut Rhin et président de la délégation aux collectivités Jean-Marie Bockel réclame une meilleure articulation entre l’État et les collectivités locales. Sa délégation va aussi, en partenariat avec les associations d’élus, faire douze propositions au gouvernement à ce sujet.
Public Sénat

Par Jérôme Rabier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Il faut en finir avec l’État qui décide de tout et qui laisse les collectivités locales ensuite laborieusement appliquer ces décisions. Voilà en substance le message que fait passer le sénateur (Union Centriste) du Haut-Rhin Jean-Marie Bockel. Pour celui qui préside aussi la délégation aux collectivités locales du Sénat, il y a désormais « un problème de méthode entre l’État et les collectivités ».

Douze priorités envoyées au gouvernement

« Les collectivités sont d’ores et déjà engagées et donc prêtes à jouer cette carte du partenariat et de la confiance sans lesquels le déconfinement ne peut être une réussite » ajoute-t-il, laissant entendre que c’est du côté de l’État qu’il faut désormais regarder.

Pour Jean-Marie Bockel, il faut désormais « que les moyens montent en puissance d’ici au 11 mai et après » mais surtout qu’une meilleure articulation se mette en place. Pour cela, la délégation qu’il préside va remettre dans les tout prochains jours au gouvernement une liste de 12 priorités, établie en collaboration avec les associations d’élus auditionnés au Sénat.

Par exemple « la mise en place d’une “task force” dans chaque département autour du préfet de manière à ce qu’il y ait une autorité unique. (…) Car tout va redémarrer en même temps et il faut donc que nous ayant une vue d’ensemble et une autorité claire » précise-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Déconfinement : « Il y a un problème de méthode entre l’État et les collectivités » selon Jean-Marie Bockel
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le