Suite aux révélations du livre « Les Fossoyeurs », le gouvernement a lancé une enquête administrative pour faire la lumière sur les agissements du groupe d’Ehpad, Orpea. Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Olivier Véran n’a pas exclu de l’étendre à d’autres groupes.
Ehpad : Olivier Véran n’exclut pas « d’étendre les investigations » au-delà du groupe Orpea
Suite aux révélations du livre « Les Fossoyeurs », le gouvernement a lancé une enquête administrative pour faire la lumière sur les agissements du groupe d’Ehpad, Orpea. Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Olivier Véran n’a pas exclu de l’étendre à d’autres groupes.
Par Public Sénat
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
C’est un ministre de la Santé et des Solidarité « bouleversé » qui a répondu à la question de la sénatrice communiste, Céline Brulin. Une semaine après la sortie du livre « Les Fossoyeurs », des témoignages sur le sort réservé aux personnes âgées dans certaines maisons de retraite du groupe Orpea, remuent l’opinion publique, jusqu’au sommet de l’Etat.
« J’ai été aide-soignant en Ehpad pendant trois ans »
Reprenant le mot du chef de l’Etat, Olivier Véran, Olivier Véran a donc d’abord affirmé être « bouleversé par ce qui a été écrit, ce qui est dit, ce qui traduit une réalité dans un certain nombre d’établissements chargés d’accompagner des personnes âgées fragiles en perte d’autonomie ».
Puis le ministre a tenu rappelé que si ce sujet le touchait particulièrement « c’est par ce que j’ai fait ce métier. J’ai été aide-soignant en Ehpad pendant trois ans ».
A la sénatrice qui lui demandait si le gouvernement allait « avancer vers un taux d’encadrement d’un personnel pour un résident, et s’il entendait refuser l’agrément à des établissements dont le modèle économique est axé sur la rentabilité », Olivier Véran se réfère à son expérience. « J’ai travaillé dans des Ehpad publics et privés. Il y avait une constante. Il n’y avait pas suffisamment de personnels pour bien prendre soin des résidents. Nous étions deux pour 90 lits le soir ».
En rappelant l’action de son gouvernement en la matière (création du cinquième risque, 2,5 milliards d’investissements pour la modernisation des Ehpad, création de 10 000 postes de soignants et 40 000 en cours), le ministre appelle à distinguer « l’organisation des Ehpad » et « de la maltraitance institutionnelle » décrite dans le livre.
Quelques minutes plus tard, c’est au tour de la sénatrice socialiste, Monique Lubin, d’interpeller le ministre des Solidarités et de la Santé. « Je m’inscris en faux sur les propos que vous avez tenus tout à l’heure. Dans le public, le ratio est de 70,6 agents pour 100 résidents et dans le privé, il n’est même pas de 55 ». Et à l’élue de dénoncer « le rationnement des soins » dans certaines structures qui conduit à « une captation d’une partie de l'argent public versé par l’assurance maladie et les départements ». « Tout cela pour rémunérer des actionnaires qui peuvent déduire de leurs impôts jusqu’à 300 000 euros de leurs impôts, niche fiscale généralement octroyée en 2009 », pointe-t-elle.
Olivier Véran rappelle alors l’ouverture « d’une enquête massive et globale » sur l’ensemble du groupe Orpea (visé dans le livre les Fossoyeurs), confiée aux inspections générales des affaires sociales (Igas) « Je ne suis pas sûr d’ailleurs qu’il ne faille pas étendre le champ de l’inspection au-delà de ce groupe. Nous verrons ».
En ce qui concerne les révélations du Canard enchaîné selon lesquelles, l’ancien directeur général du groupe Yves Le Masne, limogé dimanche, aurait empoché près de 590.000 euros l’été dernier en revendant des actions, peu de temps après avoir appris la préparation du livre-enquête « Les Fossoyeurs », une enquête de l’inspection générale des finances a été ouverte. « Tenant compte de ce qui a été allégué comme comportement de ce dirigeant, de mécanismes fiscaux ou financiers qui seraient à l’œuvre, évidemment nous voulons les mettre en plein jour surtout s’ils devaient être condamnables ne serait-ce que moralement voire par la loi. Comptez sur notre engagement total », a-t-il promis.
Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.
Un sondage, qui ouvre pour la premier fois la voie au maintien de cinq candidats au second tour, avec Sarah Knafo qui atteint les 10 %, pourrait « changer tout » à l’issue du scrutin. La candidate Reconquête devient « un caillou dans la chaussure de Dati », qui ne progresse pas, relève-t-on à gauche, alors que du côté de Pierre-Yves Bournazel, la tension est palpable, un élu Horizon l’accusant de vouloir « faire élire un maire de gauche ». Pour éviter la dispersion, les équipes de Dati et de Grégoire misent sur « le vote utile ».
Une enseignante a été poignardée par un élève, cet après-midi dans un collège de Sanary-sur-Mer (Var). Son pronostic vital est engagé. En mars dernier, le Sénat adoptait un texte pour renforcer la protection du personnel dans les écoles.
Après la censure du Conseil constitutionnel de certaines dispositions de sa proposition de loi l’été dernier, le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte au Sénat, soutenu par plusieurs groupes politiques. L’objectif : réintroduire, pour certaines cultures, deux insecticides néonicotinoïdes, en adaptant la copie aux réserves émises par les Sages. Une initiative dénoncée par les Écologistes.