Fonction publique territoriale : le Sénat encadre le droit de grève
Mercredi soir, lors de l’examen du projet de loi de transformation de la fonction publique, le Sénat a adopté un amendement visant à encadrer le droit de grève dans la fonction publique territoriale. Parmi les secteurs concernés, la collecte et le traitement des déchets des ménages, la restauration scolaire ou encore l’aide aux personnes âgées ou handicapées.

Fonction publique territoriale : le Sénat encadre le droit de grève

Mercredi soir, lors de l’examen du projet de loi de transformation de la fonction publique, le Sénat a adopté un amendement visant à encadrer le droit de grève dans la fonction publique territoriale. Parmi les secteurs concernés, la collecte et le traitement des déchets des ménages, la restauration scolaire ou encore l’aide aux personnes âgées ou handicapées.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il ne s’agit pas ici de redevenir sur le principe du droit de grève qui est un principe constitutionnel » a prévenu Christine Lavarde, sénatrice LR, auteure de l’amendement mettant en place un dispositif pour encadrer l'exercice du droit de grève dans la fonction publique territoriale.

« Actuellement la loi encadre le droit de grève dans la fonction publique d'État et dans la fonction publique hospitalière, mais rien n'est prévu pour la fonction publique territoriale », a rappelé la sénatrice. Afin d’assurer la mission de continuité de service public, la sénatrice a souhaité encadrer l’exercice du droit de grève à « certains services », à savoir : « la collecte et le traitement des déchets des ménages, le transport public de personnes, l’aide au maintien à domicile, la restauration scolaire, l’aide aux personnes âgées ou handicapées, la protection des biens et des personnes, l’accueil des enfants de moins de trois ans, l’accueil périscolaire, la gestion des équipements sportifs et la délivrance des titres d’état civil ».

Parmi les limitations au droit de grève, l’amendement prévoit « un délai de prévenance de 48H », une cessation du travail dès la prise de service et une durée minimum de cessation de travail afin d’éviter les grèves perlées.

Cet amendement a fait l’objet d’un avis défavorable de la part du gouvernement. Le secrétaire d’État, Olivier Dussopt lui a préféré un amendement du sénateur LREM, Arnaud de Belenet qui confiait aux collectivités et aux partenaires sociaux le soin d'encadrer le droit de grève.

« Cet amendement qu’il soit déposé par nos collègues Les Républicains ou par nos collègues La République en Marche était prévisible. C’est dans leur ADN de s’attaquer au droit de grève » a fustigé la présidente du groupe communiste, Éliane Assassi.

Éliane Assassi fustige l'encadrement du droit de grève dans la fonction publique territoriale
02:22

L’amendement a été adopté par 193 voix contre 107 en début de soirée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Fonction publique territoriale : le Sénat encadre le droit de grève
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le