François Grosdidier : « L’hôpital de Metz est victime d’une scandaleuse injustice »
Jeudi dernier, le sénateur LR de la Moselle, François Grosdidier a découvert les enveloppes allouées par l’état aux hôpitaux de sa région pour faire face à la crise du Covid-19. L’hôpital de Metz a deux fois moins de crédits que ceux de Nancy et Strasbourg. Il dénonce une « scandaleuse injustice ». 

François Grosdidier : « L’hôpital de Metz est victime d’une scandaleuse injustice »

Jeudi dernier, le sénateur LR de la Moselle, François Grosdidier a découvert les enveloppes allouées par l’état aux hôpitaux de sa région pour faire face à la crise du Covid-19. L’hôpital de Metz a deux fois moins de crédits que ceux de Nancy et Strasbourg. Il dénonce une « scandaleuse injustice ». 
Public Sénat

Par Cécile Sixou

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Il est indigné et il pousse un coup de gueule. Le sénateur LR de la Moselle François Grosdidier se dit « surpris » par les crédits alloués par l’État à l’hôpital de Metz pour couvrir les frais liés à la crise, « Strasbourg et Nancy ont eu une enveloppe de 5 millions d’euros et Metz 2,5 millions d’euros ». Avec moitié moins de financement que les deux autres hôpitaux de la région, le sénateur estime que le centre hospitalier a été lésé et est victime d’une « scandaleuse injustice ». Non seulement parce que la crise y a été très forte, « aussi forte qu’à Mulhouse », mais aussi parce qu’il n’y a, selon lui, « aucun critère objectif » qui justifie cet écart. « Que vous preniez l’importance des centres hospitaliers, le bassin de population, la quantité de soins prodigués ou le nombre de lits occupés, il n’y a absolument rien qui justifie que l’hôpital de Metz-Thionville soit moins doté que les deux autres ». Au centre hospitalier de Metz c’est aussi l’incompréhension relate le sénateur. « On a moins parlé d’eux, ils ont été moins aidés par les autorités centrales et il n’y a pas eu d’hôpital militaire, mais le personnel s’est défoncé pour répondre aux besoins de la crise et ils ne comprennent pas ce mépris avec lequel ils sont traités ».

« J’ai interpellé Olivier Véran »

Le sénateur souhaite donc que l’hôpital de Metz obtienne les mêmes crédits que ceux de Strasbourg et Nancy. Car selon lui, ce n’est pas la première fois que l’institution est oubliée par les autorités. Il y a quelques semaines il avait interpellé le Président de la République sur la pénurie de médicaments : « l’hôpital de Metz ne disposait même pas de trois jours d’avance de médicaments au pic de la crise et systématiquement il est oublié par les administrations centrales ». Cette fois encore, il en appelle au Ministre de la santé, « j’ai interpellé Olivier Véran très officiellement en lui demandant sur quels critères ces enveloppes avaient été calculées et en lui demandant d’urgence une enveloppe complémentaire pour le centre hospitalier de Metz-Thionville ». Mais selon lui, « ce n’est pas normal que nous soyons à chaque fois obligés de crier pour faire entendre la voix de Metz et de la Moselle, ce département est un peu oublié ».   

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le