Gilets jaunes : « Le président de la République récolte ce qu’il a semé » selon Gérard Larcher
« Une relation directe sans les corps intermédiaires, ça conduit à se confronter samedi en direct  à ces gilets jaunes » met en garde le président du Sénat avant la journée du 17 novembre, où les opposants à la hausse des taxes sur les carburants veulent bloquer les routes.

Gilets jaunes : « Le président de la République récolte ce qu’il a semé » selon Gérard Larcher

« Une relation directe sans les corps intermédiaires, ça conduit à se confronter samedi en direct  à ces gilets jaunes » met en garde le président du Sénat avant la journée du 17 novembre, où les opposants à la hausse des taxes sur les carburants veulent bloquer les routes.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lors d’une conférence de presse avec la presse régionale et les télévisions locales, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a mis en garde Emmanuel Macron sur son manque de dialogue, deux jours avant le mouvement du 17 novembre contre la hausse des taxes sur le carburant.

« Pourquoi, au fond, le Président se trouve face aux gilets jaunes ? Parce qu’il n’a pas été attentif aux corps intermédiaires », selon Gérard Larcher, qui évoque « les élus, les syndicats, les organisations professionnelles » ou « les médias ». « Une relation directe sans ces corps intermédiaires, ça conduit à se confronter samedi en direct  à ces gilets jaunes » met en garde le président du Sénat. Il rappelle la proposition du Sénat, d’annuler la hausse des taxes sur les carburants.

Alors qu’Emmanuel Macron a affirmé hier sur TF1 qu’il n’avait « pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants », Gérard Larcher affirme : « La repentance, ça ne m’intéresse pas. On doit tous avoir notre part d’humilité quand les choses ne vont pas. C’est vrai que la relation entre le Président et les Français s’est singulièrement dégradée. Ne pensez pas que ça me réjouit, car le pays a besoin d’être réformé. (…) Et cette dégradation nous ouvre à des tentations populistes » pour les européennes. Et d’insister : « Le président de la République récolte en ce moment ce qu’il a semé : la coupure avec les corps intermédiaires ».

Autre sujet : l’absence annoncée d’Emmanuel Macron la semaine prochaine au congrès de l’Association des maires de France. « La décision appartient au président de la République » souligne Gérard Larcher. « Il semble que ce soit le premier ministre qui se rendra au congrès des maires. Ce n’est pas une première mais je pense qu’il faut toujours affronter la lame. Mais je ne donne aucun conseil… » ajoute le président du Sénat, qui cherche à renouer le dialogue entre l’exécutif et les collectivités.

Partager cet article

Dans la même thématique

Gilets jaunes : « Le président de la République récolte ce qu’il a semé » selon Gérard Larcher
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le